Variole du singe : plus de 3.400 cas confirmés dans le monde

28 juin 2022

Plus de 3.400 cas de variole du singe confirmés en laboratoire ont été signalés par une cinquantaine de pays, a annoncé mardi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), relevant que le risque au niveau mondial restait toujours modéré.

« Depuis le 1er janvier et jusqu’au 22 juin 2022, 3413 cas confirmés en laboratoire et un décès ont été signalés à l’OMS dans 50 pays/territoires de cinq Régions de l’OMS », a indiqué l’agence sanitaire mondiale de l’ONU dans son dernier rapport de situation sur la maladie.

Depuis la publication du précédent bulletin d’information sur les flambées épidémiques du 17 juin, 1.310 nouveaux cas ont été signalés et huit nouveaux pays ont déclaré des cas.  

La majorité des cas confirmés en laboratoire (2933/3413 ; 86%) ont été signalés par la Région européenne de l’OMS. Suivent la Région africaine (73/3413, 2%), la Région des Amériques (381/3413, 11%), la Région de la Méditerranée orientale (15/3413, <1%) et la Région du Pacifique occidental (11/3413, <1%).  Un décès a été signalé au Nigéria au cours du deuxième trimestre de 2022. 

Les lésions de la variole du singe apparaissent souvent sur la paume des mains.
@CDC
Les lésions de la variole du singe apparaissent souvent sur la paume des mains.

L’OMS avait estimé samedi que la flambée mondiale de variole du singe était une menace sanitaire dont l’évolution était très inquiétante, sans atteindre pour le moment le stade d’une urgence sanitaire mondiale.

Le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait convoqué une réunion d’experts sur la question jeudi dernier pour savoir si l’OMS devait déclencher son plus haut niveau d’alerte face à l’épidémie, qui touche essentiellement l’Europe de l’Ouest.

Flambée géographiquement étendue et situation quelque « peu atypique des cas » en Europe

D’une manière générale, « le risque global est évalué comme modéré au niveau mondial », même si « c’est la première fois que des cas et des clusters sont signalés simultanément dans cinq Régions de l’OMS ».

Au niveau régional, le risque est considéré comme « élevé » dans la Région européenne en raison de son signalement d’une flambée géographiquement étendue impliquant plusieurs pays nouvellement touchés, ainsi que d’une présentation clinique quelque peu atypique des cas.

Dans les autres Régions de l’OMS, le risque est considéré comme modéré compte tenu des schémas épidémiologiques, du risque éventuel d’importation de cas et des capacités de détection des cas et de réponse à la flambée.

« Dans les pays nouvellement touchés, c’est la première fois que des cas ont été confirmés principalement, mais pas exclusivement, chez des hommes ayant eu des contacts sexuels récents avec un nouveau partenaire ou des partenaires multiples », a détaillé l’OMS.

Plus globalement, l’OMS continue de suivre de près la situation et de soutenir la coordination internationale et le partage d’informations avec les États membres et les partenaires.

Selon l’agence sanitaire mondiale de l’ONU, les États membres ont mis en place des mesures d’intervention clinique et de santé publique pour coordonner la recherche exhaustive des cas, la recherche des contacts, les examens de laboratoire, l’isolement, la gestion clinique et la mise en œuvre de mesures de prévention et de contrôle de l’infection.

La variole du singe se traduit d’abord par une forte fièvre et évolue rapidement en éruption cutanée, avec la formation de croûtes. Le plus souvent bénigne, elle guérit généralement spontanément après deux à trois semaines.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.