A la veille des Jeux olympiques d’hiver à Beijing, le chef de l’ONU appelle à la cessation des hostilités en Ethiopie

1 février 2022

Alors que les Jeux olympiques d’hiver débutent vendredi à Beijing, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé la tradition de la trêve olympique et a demandé une cessation immédiate des hostilités en Ethiopie.

« Le peuple éthiopien continue de souffrir énormément des affrontements actuels et des effusions de sang. Depuis des millénaires, la tradition de la trêve olympique appelle toutes les parties, où qu’elles se trouvent, à cesser les hostilités tout au long des Jeux », a déclaré M. Guterres lors d’un point de presse mardi au siège de l’ONU à New York.

 

Le chef de l’ONU va se rendre à Beijing pour assister à l’ouverture des Jeux, qui vont durer jusqu’au 20 février.

« Alors que je me prépare à partir pour les Jeux olympiques d'hiver, je lance l'appel le plus pressant possible à toutes les parties en Éthiopie pour une cessation immédiate des hostilités », a-t-il dit. « Et cela peut permettre un accès et une assistance humanitaire efficaces à toutes les populations touchées dans toute l'Éthiopie ».

Selon lui, cela contribuerait « à ouvrir la voie à un dialogue national inclusif indispensable impliquant tous les Éthiopiens ».

« Je réitère mon appel à toutes les parties pour qu'elles suivent la plus belle tradition de l'esprit olympique pour sauver des vies, surmonter les différences et trouver le chemin de la paix véritable », a dit M. Guterres.

Des enfants déplacés collectent de l'eau à Mekelle, la capitale de la région du Tigré, en Ethiopie.
©UNICEF/ Esiey Leul
Des enfants déplacés collectent de l'eau à Mekelle, la capitale de la région du Tigré, en Ethiopie.

Des milliers de morts et des millions de déplacés

Cela fait maintenant 15 mois que les premiers affrontements ont éclaté dans la région du Tigré entre les troupes du gouvernement fédéral éthiopien et les forces fidèles au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF).

Des milliers de personnes auraient été tuées et plus de deux millions ont été forcées de fuir leur foyer. De graves violations des droits humains auraient été commises.

Au cours des derniers mois, les tueries, les pillages et la destruction de centres de santé et d’infrastructures agricoles, y compris des systèmes d'irrigation indispensables à la production, ont fait exploser les besoins humanitaires.

 

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