La Covid-19 pourrait devenir « une décennie perdue pour les enfants »

Des étudiantes mauritaniennes retournent à l'école après plusieurs mois de fermeture des écoles en raison de la COVID-19.
© UNICEF/Raphael Pouget
Des étudiantes mauritaniennes retournent à l'école après plusieurs mois de fermeture des écoles en raison de la COVID-19.

La Covid-19 pourrait devenir « une décennie perdue pour les enfants »

Droits de l'homme

La pandémie de Covid-19 a bouleversé le quotidien des enfants et s’avère être, pour la vie des enfants du monde entier, un défi et une menace croissants, a affirmé lundi un haut responsable du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH).

Orest Nowosad, Chef de la Section des groupes cibles à la Division des traités du HCDH, a ainsi fait état d’une augmentation « du nombre d’enfants touchés par la faim, la violence, la pauvreté, les problèmes de santé mentale, les mariages forcés et les difficultés d’accès à l’éducation, entre autres ».

« Il s’agit notamment de dévier des ressources de la lutte contre d’autres problèmes tels que le paludisme, qui a tué 221 millions de personnes en 2020, les enfants de moins de cinq ans représentant 80% des décès en Afrique, selon l’Organisation mondiale de la santé », a-t-il déclaré. 

Examen des rapports des Pays-Bas et de Madagascar

A l’ouverture de la quatre-vingt-neuvième session du Comité des droits de l’enfant, qui se tient jusqu’au 11 février prochain, les services de la Haute-Commissaire Michelle Bachelet ont admis que cela pourrait devenir « une décennie perdue pour les enfants », laissant les objectifs de développement durable au stade de rêve impossible si aucune mesure n’est prise, comme cela est mentionné dans le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Aussi, est-il temps de maintenir les enfants au centre de toutes les réponses pour faire face à la Covid-19, a plaidé M. Nowosad, faisant valoir le caractère crucial du suivi continu du Comité à cet égard.  

A noter que cette session devait initialement commencer le 17 janvier 2022, mais le Haut-Commissariat a dû prendre la décision de ne pas tenir la session en personne au cours du mois de janvier compte tenu de la hausse spectaculaire des cas de variant Omicron.

Par la suite, il a été confirmé que les sessions prévues pour février 2022 pouvaient avoir lieu avec les experts se rendant à Genève pour se rencontrer en personne. M. Nowosad a assuré comprendre la frustration des experts face à ces reports qui ont un impact négatif sur l’arriéré croissant de rapports à examiner.  

Durant cette 89ème session, le Comité procédera à l’examen des rapports périodiques de deux États parties à la Convention – à savoir les Pays-Bas et Madagascar – dans un format hybride avec une présence en ligne des délégations de chacun de ces deux Etats.  Le 10 février prochain, le Comité tiendra par ailleurs une réunion informelle avec les Etats parties à la Convention.