La pandémie de Covid-19 n’a pas fait faiblir le bénévolat

3 décembre 2021

Malgré les impacts socio-économiques de la pandémie de Covid-19, l'intérêt mondial pour le bénévolat n'a pas faibli, et le volontariat dans les communautés a perduré malgré une mobilité et des ressources limitées, selon un rapport du programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) publié jeudi.

Alors que les restrictions ont empêché de nombreuses personnes de faire du bénévolat en personne, beaucoup sont passées au bénévolat en ligne, ajoute ce rapport, qui note qu’une personne sur sept dans le monde est bénévole.

Le rapport s'appuie sur des études de cas menées en Afrique, dans les États arabes, en Asie et dans le Pacifique, en Europe et dans la Communauté des États indépendants (neuf anciennes républiques soviétiques) ainsi qu'en Amérique latine et dans les Caraïbes, et conclut que le nombre mensuel de volontaires âgés de 15 ans et plus s'élève à plus de 850 millions dans le monde.

Et le taux de bénévolat mensuel moyen – défini comme la part des personnes en âge de travailler (15 ans ou plus) qui font du bénévolat en un mois – s'élève à près de 15%.

« Alors que le bénévolat est souvent considéré comme un instrument de développement, le rapport sur l'état du bénévolat dans le monde (SWVR) fournit de nouvelles perspectives qui le relient à l'égalité et à l'inclusion », déclare Toily Kurbanov, Coordinateur exécutif du programme VNU, qui est administré par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Rôle important des bénévoles pour la reprise après la pandémie

Le bénévolat est une action collective entreprise pour améliorer la société et la vie civique. Il comprend le service volontaire dans les communautés locales ainsi que la participation à la prise de décision du gouvernement. Alors que les pays travaillent à la reprise après la pandémie, les institutions doivent engager des volontaires en tant que partenaires clés, estime le rapport.

« Dans cette nouvelle normalité, il sera extrêmement important que les volontaires soient considérés dès le départ comme des partenaires essentiels », déclare Gladys Mutukwa, une volontaire de 73 ans originaire de Zambie.

Le rapport révèle que la coopération entre les bénévoles et les gouvernements aide à établir une prise de décision collaborative. Il estime que les inégalités croissantes dans le monde appellent un nouveau type de contrat social avec un accent renouvelé sur l'inclusion.

Le rapport identifie trois modèles pour mettre en évidence les relations volontaires-État – la gouvernance délibérative, la coproduction de services et l'innovation sociale – et propose des recommandations politiques. Les décideurs sont encouragés à :

  • Promouvoir le bénévolat au-delà de la prestation de services pour inclure l'innovation sociale et l'inclusion.
  • Renforcer la reconnaissance sociale publique des bénévoles d'autant plus qu'ils ne sont pas récompensés financièrement.
  • Créer un espace où les volontaires et les autorités de l'État peuvent partager leurs expériences et établir un terrain d'entente.
  • Investir dans les données sur les bénévoles et soutenir la recherche sur le bénévolat.

 

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