L’ONU va accroître l’usage de drones dans ses missions d’aide humanitaire

5 novembre 2021

Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies va accroître l’utilisation de drones dans ses opérations d’aide humanitaire après avoir testé avec succès ce dispositif dans des crises telles que celles générées par les récents cyclones en Afrique, a annoncé vendredi un responsable de l’ONU.

« En cas de catastrophe, nous allons vers une utilisation de systèmes d’aéronefs sans pilote dans les interventions du PAM », a déclaré Patrick Mackay, Coordinateur régional du PAM pour l’Afrique australe chargé du déploiement de ces systèmes d’aéronefs sans pilote. A terme, l’objectif affiché par l’Agence onusienne est de remplacer les hélicoptères dans les premières étapes du sauvetage.

Ce dispositif aidera dans la phase de recherche et de sauvetage - Patrick Mackay, Coordinateur régional du PAM pour l’Afrique australe

Une flotte de drones pourrait être déployée pour identifier les survivants à la suite d’une catastrophe naturelle, après quoi des hélicoptères pourraient être envoyés aux points exacts où les survivants ont été identifiés.

« Ce dispositif aidera dans la phase de recherche et de sauvetage, mais permettra aux équipes de secours d’identifier l’emplacement des personnes nécessitant un sauvetage à l’aide de drones », a précisé M. McKay, lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Johannesburg, en Afrique du Sud, où le PAM ouvre aujourd’hui un centre de gestion des drones.

Une fois les emplacements établis, des hélicoptères ou des bateaux seraient encore utilisés pour atteindre directement les personnes en quête d’aide.

L’importance des drones lors d’opérations de premier secours après un cyclone

Le PAM a commencé à utiliser ces systèmes d’aéronefs sans pilote en 2017, même si le premier démarrage officiel des opérations humanitaires par drone de l’organisation remonte à 2019, pour venir en aide aux victimes des cyclones Idai et Kenneth, qui ont frappé le Mozambique et d’autres régions d’Afrique australe cette année-là.

« Les cyclones et les ouragans se produisent de plus en plus fréquemment, nous devons y répondre rapidement et les drones nous permettent de rendre compte de la situation humanitaire plus rapidement », a fait valoir le responsable du PAM.

Les drones nous permettent de rendre compte de la situation humanitaire plus rapidement - Patrick Mackay

Plus largement, les données fournies par les drones pourraient être utilisées par d’autres agences des Nations unies telles que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) pour analyser l’impact des catastrophes naturelles sur des installations telles que les écoles et les hôpitaux.

Sur un autre plan, les drones pourraient également être utilisés pour accroître la connectivité et améliorer l’accès à Internet des communautés touchées sur le terrain. Ils permettront également de fournir des images utiles.

« En plaçant une antenne Wi-Fi à haute puissance sur un tel drone, on pouvait fournir une connexion internet à une communauté dans une zone de 3,2 kilomètres carrés », a dit M. McKay, relevant que de tels systèmes pourraient traverser une ville entière en une journée.

Des tests de connectivité seraient organisés en Afrique du Sud dans la seconde moitié de novembre ou au début de décembre.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.