Journée de l'avortement sans risque : l'OMS loue l'innovation entrainée par le contexte de la Covid-19

28 septembre 2021

A l’occasion de la Journée internationale pour l'avortement sans risque, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a célébré les efforts mondiaux visant à protéger la fourniture continue de soins complets en matière d'avortement, alors que la pandémie continue de mettre à l'épreuve la capacité des systèmes de santé à fournir des services essentiels.

Selon l’OMS, si la pandémie exacerbe les inégalités existantes et met en péril l'accès à un avortement sûr et rapide, elle pousse également les acteurs de la santé sexuelle et reproductive à coopérer sur cette question cruciale de santé publique et de droits humains.

L’agence onusienne affirme que la Covid-19 a sans aucun doute donné lieu à des opportunités uniques d'élargir l'éventail des moyens par lesquels les prestataires offrent des services d'avortement sans risque. Ces nouveaux moyens pourraient aussi améliorer les capacités des femmes et des individus à obtenir des soins d'avortement complets et de qualité qui correspondent à leurs valeurs, leurs préférences et leurs circonstances - pendant la pandémie, et au-delà.

Près de la moitié des grossesses ne sont pas désirées

L’OMS signale que près de la moitié des grossesses ne sont pas désirées. Dans le monde, l'avortement est une procédure courante : trois grossesses sur dix se terminant par un avortement provoqué. 

Les complications sont rares lorsque les avortements sont sûrs, c'est-à-dire lorsqu'ils sont pratiqués selon une méthode recommandée par l'OMS, adaptée à la durée de la grossesse et par une personne possédant les compétences nécessaires, a fait valoir l’agence mondiale pour la santé.

Lorsque les femmes se heurtent à des obstacles pour obtenir un avortement rapide, abordable et sûr, elles ont souvent recours à des avortements non sécurisés, regrette l’OMS. 

L’agence précise que selon les estimations mondiales près de la moitié des avortements sont à risque et que ce sont les pays en développement qui supportent de manière disproportionnée la charge de 97% de tous les avortements à risque.

Le programme de recherche HRP a récemment lancé une nouvelle communauté de pratique sur les soins complets en cas d'avortement avec le réseau IBP, une plateforme hébergée à l'OMS qui a pour but de favoriser les partenariats et l'échange de connaissances en matière de planification familiale et de santé sexuelle et reproductive.

Cette communauté virtuelle rassemble des organisations internationales, des chercheurs et des mouvements locaux de base. Unis par une volonté commune de protéger l'accès à des soins de qualité en matière d'avortement, des personnes du monde entier peuvent s'inscrire pour devenir membre et partager les meilleures pratiques, créer des réseaux et identifier les possibilités de partenariat.

Un service qui sauve des vies et protège la santé des femmes et des filles

L'avortement est un service de soins de santé qui sauve des vies et protège la santé et le bien-être des femmes et des filles. 

Il est démontré que les technologies numériques jouent un rôle crucial dans la réponse aux défis de la Covid-19, par exemple, avec la mise en œuvre de solutions de télémédecine pour permettre l'autogestion de l'avortement et étendre la disponibilité de l'avortement sécurisé aux communautés rurales et mal desservies.

Parmi les autres exemples d'interventions numériques réussies, on peut citer les réunions virtuelles de suivi post-avortement avec les clientes afin de détecter les complications potentielles et de maximiser les occasions de fournir des informations sur la contraception post-avortement, ainsi que la communication à distance d'informations sur les produits de soins liés à l'avortement aux médecins et aux pharmaciens afin de renforcer leur utilisation correcte et d'éviter les ruptures de stock. 

Dans les mois à venir, le programme conjoint spécial de recherche, de développement et de formation à la recherche en reproduction humaine du PNUD/UNFPA/UNICEF/OMS/Banque mondiale (HRP) et ses partenaires doivent évaluer ces adaptations ainsi que d'autres adaptations de la prestation de soins complets en matière d'avortement afin d'identifier les bonnes pratiques - en particulier, les améliorations qui sont durables à long terme.

 

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