La Semaine africaine du climat a pour objectif de créer un élan régional avant la COP 26

27 septembre 2021

Les sessions thématiques virtuelles de la Semaine africaine du climat 2021 ont démarré lundi avec des appels à l'action lancés par les principales voix de la région. 

 « L'ambition doit être le mot qui guide toutes nos actions. Nous sommes engagés dans une course contre la montre », a déclaré la Secrétaire exécutive d’ONU Climat (CNUCC), Patricia Espinosa, à cette occasion.

Selon la cheffe d’ONU Climat, cette rencontre, organisée par le gouvernement ougandais avec l’appui de l’ONU et plusieurs entités régionales, est l'occasion de favoriser la collaboration sur les défis urgents et de renforcer la résilience face aux risques climatiques croissants dans la région.

« La Semaine africaine du climat crée un élan pour la réussite de la COP 26 », a estimé Mme Espinosa, en référence à la Conférence des Nations Unies sur le climat qui aura lieu en novembre à Glasgow, en Ecosse.

L'évènement, qui se déroule jusqu'au 29 septembre, rassemble plus de 4.500 participants, notamment des représentants de gouvernements, des chefs d'entreprise et des reprsentants de la société civile, pour engager un dialogue axé sur les solutions et mettre en valeur l'action climatique.

Il vise également à fournir des informations sur les campagnes de l'ONU 'Objectif Zéro' et 'Course vers la résilience', tout en veillant à ce que les voix régionales soient entendues dans le processus multilatéral sur le climat.

La Semaine africaine du climat se concentre sur trois domaines clés :

  • L'intégration d'une action ambitieuse dans les secteurs économiques clés dans la planification nationale.
  • L’adaptation aux risques climatiques et le renforcement de la résilience.
  • Saisir les opportunités de transformation pour placer la région sur la voie d'un développement à faibles émissions de gaz à effet de serre et hautement résilient.

« Une affaire de solutions » 

Ces derniers mois, l'Afrique a été témoin d'inondations dévastatrices, d'une invasion de criquets pèlerins et est maintenant confrontée au spectre menaçant de la sécheresse en raison d'un événement La Niña, a souligné l’Administratrice adjointe et Directrice régionale pour l'Afrique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Ahunna Eziakonwa.

Elle a souligné que « l'activité humaine est désormais l'activité dominante qui façonne la planète ». Pour elle, la Semaine africaine du climat « est une affaire de solutions ». « Je sais que nous pouvons creuser plus profondément et émerger de l'autre côté avec des pistes riches et adaptées au contexte de l'Afrique », a-t-elle déclaré.

Des actions climatiques renforcées

Bon nombre de parties prenantes régionales réunies à l’occasion de ces sessions virtuelles vont présenter des actions en faveur du climat et faire part des progrès accomplis avant la COP 26 concernant la soumission de plans climatiques nationaux plus solides dans le cadre de l'Accord de Paris sur le climat et des contributions déterminées au niveau national (CDN).

Les CDN comprennent des plans visant à renforcer la résilience face aux conséquences inévitables du changement climatique, notamment des inondations, des tempêtes, des incendies et des sécheresses de plus en plus fréquents et graves. 

Elles sont complétées par des plans nationaux d'adaptation, qui revêtent une importance particulière pour l'Afrique.

Selon le ministre ougandais de l'Eau et de l'Environnement, Sam Cheptoris, le continent africain fait face à une crise générationnelle, avec le retard accusé face à l’objectif de limiter le réchauffement planétaire à 1,5 degré Celsius, comme le prévoit l'Accord de Paris, alors que le continent cherche à se développer rapidement.

« Face à la crise climatique, l'Afrique doit s'unir et tracer la voie d'une croissance à faibles émissions qui soit bénéfique pour tous les Africains et pour le monde entier », a affirmé M. Cheptoris.

Le nouveau plan d'action de la Banque mondiale sur le changement climatique soutient l'action nationale et les approches au niveau de l'économie pour parvenir à un avenir durable, à faible émission de carbone et résilient.

« Au cours des cinq prochaines années, 35% des financements du Groupe de la Banque mondiale contribueront directement à l'action climatique », a dit le Vice-président pour l'Afrique orientale et australe du Groupe de la Banque mondiale, Hafez Ghanem.

Travailler ensemble pour une reprise plus verte et plus inclusive

La Semaine africaine du climat est une excellente occasion de partager des expériences, d'apprendre les uns des autres et d'être motivé pour apporter un changement durable, a déclaré le responsable du programme de l'énergie et du climat au Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE).

Pour Mark Radka, « réussir la reprise est une occasion de croître plus vite, mieux et plus vert, et de nous rapprocher d'un avenir plus vert et plus inclusif pour toute l'Afrique ».

« Nous pouvons gagner beaucoup plus en travaillant ensemble, et la Semaine africaine du climat est une excellente occasion de partager des expériences, d'apprendre les uns des autres et de se motiver pour apporter des changements durables », a estimé M. Radka.

 

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