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Les conditions de vie des migrants à la frontière entre l’UE et le Bélarus sont préoccupantes (OIM)

Vue panoramique du paysage urbain de Minsk en Biélorussie, montrant un mélange de bâtiments modernes et historiques, avec une gare au premier plan.
ONU Belarus/Victor Radivinovski Minsk, la capitale du Bélarus.

Les conditions de vie des migrants à la frontière entre l’UE et le Bélarus sont préoccupantes (OIM)

Migrants et réfugiés

Les conditions auxquelles sont confrontés les migrants à la frontière entre l’Union européenne et le Bélarus sont désastreuses, s’est inquiétée lundi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Selon cette agence onusienne, des rapports font état « de refoulements transfrontaliers de migrants, y compris de familles et d’enfants, de l’absence d’accès adéquat à l’asile pour ceux qui cherchent une protection internationale », qualifiant ces informations de « particulièrement alarmantes ». « Les migrants ne doivent pas être instrumentalisés », a ajouté l’OIM, indiquant suivre de près la situation.

« Leur protection et le respect des droits de l’homme doivent être au cœur de toute réponse des États », a insisté l’agence onusienne.

Selon l’OIM, de nombreux migrants et réfugiés sont bloqués à la frontière entre l’UE et le Bélarus dans « des conditions extrêmement difficiles, avec un accès limité à l’eau potable et à la nourriture, à l’assistance médicale, aux installations sanitaires et aux abris depuis plusieurs semaines ».

L’OIM prône la coopération internationale face à cette « situation inacceptable »

« La prolongation de cette situation inacceptable constitue une menace grave pour la vie et la santé des migrants », a fustigé l’OIM, exhortant les Etats à garantir le bien-être des personnes et les droits de l’homme, notamment la dignité et le traitement humain. Pour l’OIM, les pays européens doivent « autoriser l’accès humanitaire à tous les migrants ayant besoin d’aide ».

L’OIM demande également à tous les États de veiller à ce que l’État de droit soit respecté et appliqué aux frontières, à tout moment. « Les droits de l’homme et les libertés de tous les migrants soient respectés, quel que soit leur statut d’immigration », a fait valoir l’agence onusienne, qui appelle en outre à la retenue, au dialogue et à la coopération internationale.

Elle se dit prête à soutenir les Etats concernés par toute action nécessaire à une gestion efficace des migrations, susceptible de réduire les vulnérabilités et de garantir la satisfaction des besoins vitaux des migrants.