Le chef de l'ONU réclame une action audacieuse pour mettre fin à la crise de la biodiversité

30 août 2021

Alors qu'un million d'espèces sont menacées d'extinction, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a appelé lundi à un plus grand leadership et à une plus grande volonté politique pour mettre fin à la crise de la biodiversité.

Dans ses remarques à l'occasion d'une réunion virtuelle de haut niveau visant à élaborer un nouveau cadre mondial pour lutter contre la perte de biodiversité, il a souligné le besoin d'engagement, d'ambition et de crédibilité.

« L'avenir de l'humanité dépend de nos efforts collectifs », a-t-il déclaré.

« Travaillons ensemble pour maintenir toute vie sur Terre afin que les êtres humains et la nature puissent en bénéficier », a-t-il ajouté.

Un moment critique

Le nouveau cadre sera adopté lors de la Conférence des Nations Unies sur la biodiversité, connue sous le nom de COP-15, qui se tiendra à Kunming, en Chine, l'année prochaine.

Lors de la réunion pré-COP de lundi, organisée par la Colombie, les pays et autres parties prenantes ont partagé leurs actions et initiatives, ainsi que leurs engagements, en vue de sa mise en œuvre.

Parmi les participants, figuraient des dirigeants mondiaux, des ministres, des responsables d'organisations internationales et de banques multilatérales, des femmes, des jeunes et des représentants de peuples autochtones.

Le Secrétaire général a déclaré qu'ils se réunissaient à un moment critique, car « la biodiversité s'effondre - et nous en sommes les perdants », soulignant la dégradation des écosystèmes dans le monde entier.

« À mesure que les êtres humains et le bétail empiètent davantage sur les habitats sauvages, nous courons le risque de déclencher de nouvelles pandémies terrifiantes », a-t-il averti.

M. Guterres a déclaré que le monde compte sur un nouvel accord ambitieux qui transformera la relation de l'humanité avec la nature et qui reflètera pleinement la valeur de la biodiversité et des écosystèmes sains, notamment pour l'économie mondiale.

Le nouveau plan doit soutenir les écosystèmes qui aident l'humanité à s'adapter et à renforcer sa résilience au changement climatique.

Donner aux peuples autochtones les moyens d'agir

Le chef de l’ONU a exhorté les gouvernements à « réorienter les subventions perverses qui détruisent les sols sains, polluent notre eau et vident les océans de leurs poissons vers celles qui incitent à des actions visant à soutenir la nature ».

Selon lui, ils doivent également établir des zones de conservation plus vastes et mieux gérées afin de sauvegarder les espèces, les écosystèmes fonctionnels et les stocks de carbone pour les générations actuelles et futures.

« Et nous devons sauvegarder et renforcer le leadership des peuples autochtones et des communautés locales dont les terres englobent une grande partie de la biodiversité restante du monde », a-t-il ajouté.

Avant tout, le monde a besoin d'engagement, d'ambition et de crédibilité, a-t-il déclaré, soulignant que chacun doit agir en partant du principe que la protection de la nature créera un monde plus juste, plus sain et plus durable.

« Je suis optimiste quant à la possibilité d'y parvenir, surtout lorsque je vois la prise de conscience et l'engagement des jeunes du monde entier », a-t-il déclaré. « Et j'applaudis les engagements déjà pris ».

António Guterres a toutefois souligné que seules des mesures audacieuses sur le terrain permettront de mettre fin à la crise de la biodiversité.

 

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