Face à la famine qui menace dans plusieurs pays, l'ONU débloque 135 millions de dollars

14 juin 2021

Le Coordinateur des secours d'urgence des Nations Unies, Mark Lowcock, a débloqué lundi 135 millions de dollars du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) pour soutenir les opérations humanitaires dans 12 pays d'Afrique, des Amériques et du Moyen-Orient.

L'annonce fait suite à la publication de données la semaine dernière, qui montrent que plus de 350.000 personnes connaissent des conditions de famine dans la région du Tigré en Éthiopie, et que la menace de famine se profile au Burkina Faso, dans le sud de Madagascar, au nord-est du Nigéria, au Soudan du Sud et au Yémen, a précisé le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un communiqué de presse.

Le financement sera réparti entre les organisations de secours en Syrie (20 millions de dollars); en République démocratique du Congo (20 millions de dollars); et en Éthiopie, en mettant l'accent sur le Tigré (13 millions de dollars). Les opérations d'aide en Afghanistan, au Nigéria et au Soudan du Sud recevront chacune 11 millions de dollars.

Le reste du financement ira à Madagascar (8 millions de dollars) ; au Venezuela (7 millions de dollars); au Tchad (7 millions de dollars); au Burkina Faso (7 millions de dollars); au Cameroun (5 millions de dollars); et au Mozambique (5 millions de dollars). Un montant supplémentaire de 10 millions de dollars sera affecté à une gamme de projets axés sur les personnes handicapées.

Pas de temps à perdre

« La famine fait actuellement son apparition dans plusieurs endroits, il n'y a donc pas de temps à perdre. Cette allocation du CERF pourrait faire la différence entre la vie et la mort pour des millions de personnes qui dépendent de l'aide pour survivre. Elle fournira des éléments essentiels tels que de l'eau potable, un abri et de la nourriture aux personnes qui en ont le plus besoin, au moment où elles en ont le plus besoin  », a déclaré Mark Lowcock.

« Les besoins humanitaires continuent de dépasser le financement humanitaire, et toutes les crises humanitaires ne reçoivent pas la même attention ou les mêmes fonds. Plus que jamais, le financement du CERF est un outil essentiel pour corriger ce déséquilibre et garantir que le travail d'aide essentiel puisse se poursuivre, partout », a-t-il ajouté.

Le CERF est l'un des moyens les plus rapides d'aider les personnes touchées par des crises. Les décisions d'allocation pour les crises sous-financées sont basées sur une analyse détaillée de plus de 70 indicateurs humanitaires et une large consultation avec les parties prenantes.

 

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