Sommet du G7 : le chef de l’ONU réclame des mesures ambitieuses face à la Covid-19 et à la crise climatique

11 juin 2021

A l’occasion du Sommet du G7 qui se déroule au Royaume-Uni, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a plaidé vendredi en faveur de mesures ambitieuses pour affronter la pandémie de Covid-19 et la crise climatique.

Le Secrétaire général a atterri vendredi matin à Londres et il doit se rendre samedi dans les Cornouailles, où se déroule le Sommet du G7, du 11 au 13 juin. Le G7 réunit les sept pays les plus industrialisés : Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni.

A Londres, le Secrétaire général a tenu une série de réunions bilatérales avec de hauts responsables britanniques. Il a notamment rencontré Alok Sharma, le président de la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP26), qui aura lieu à Glasgow en décembre.

Lors d‘une conférence de presse, le Secrétaire général a souligné que le monde se trouvait à un moment charnière et que des mesures audacieuses étaient nécessaires face à la pandémie de Covid-19 et à la crise du changement climatique.

Les vaccins « doivent être disponibles et abordables pour tous. Ce n'est pas seulement une question d'équité et de justice mais c'est aussi une question d'efficacité », a-t-il dit devant les journalistes. « Il est dans l'intérêt de tout le monde que tout le monde se fasse vacciner le plus tôt possible ».

Le chef de l’ONU a regretté toutefois que la façon dont se déroule la vaccination dans le monde soit actuellement « très inégale et très injuste », mais il s’est dit encouragé par les annonces qui ont été faites à l'approche de cette réunion du G7.

Il a cité notamment l’annonce faite par le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation mondiale du commerce (OMC) concernant un programme de 50 milliards de dollars pour soutenir la vaccination dans les pays en développement, et les annonces faites par les États-Unis et le Royaume-Uni à propos de la mise à disposition de centaines de millions de doses de vaccins à des pays en développement.

Le Secrétaire général s’est dit persuadé de la nécessité d'un plan de vaccination mondial permettant de doubler la capacité de production des vaccins dans le monde et d’assurer leur distribution équitable. Il a appelé les pays qui peuvent produire des vaccins à se réunir dans un groupe de travail pour définir ce plan et le mettre en œuvre.

Climat : émissions nettes zéro, adaptation et financement

S’agissant de l’urgence climatique, António Guterres a rappelé que le monde se trouve dans la situation où la hausse moyenne des températures par rapport aux niveaux préindustriels est déjà de 1,2 degré, très proche du 1,5 degré considéré par la communauté scientifique internationale comme la limite pour éviter une catastrophe.

Selon lui, il y a trois priorités fondamentales à ce sujet :

Premièrement, créer une coalition mondiale pour des émissions nettes zéro de gaz à effet de serre d'ici le milieu du siècle. « Les pays du G7 se sont tous engagés à zéro émission nette en 2050 et les pays du G20 ont également présenté un ensemble de contributions déterminées au niveau national qui montrent une très forte volonté de réduire drastiquement les émissions au cours de la prochaine décennie (…) Mais nous n'avons toujours pas entendu l’engagement net zéro de la part de nombreuses économies émergentes », a dit le chef de l’ONU. 

Deuxièmement, mettre un accent renouvelé sur le renforcement de la résilience des communautés et des sociétés, ce qu’on appelle l’adaptation. « À l'heure actuelle, le soutien à l'adaptation dans le financement climatique représente environ 21% de ce financement climatique. Nous avons proposé d'atteindre 50% en 2024 », a dit M. Guterres.

Enfin, le chef de l’ONU a souligné l’importance du financement. Il a noté que les pays développés n'ont pas encore tenu leurs promesses concernant la mobilisation de 100 milliards de dollars de soutien aux pays en développement chaque année. « L'une des choses qui me semble très importante du point de vue des pays du G7 est de clarifier comment ces 100 milliards de dollars vont se matérialiser. En 2020, ce n'est pas arrivé. Cela doit arriver en 2021 et au-delà », a-t-il dit.

 

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