Eruption du volcan Nyiragongo à Goma : des enfants et des familles sont en danger, avertit l’UNICEF

23 mai 2021

Plus de 150 enfants ont été séparés de leurs familles et plus de 170 autres seraient portés disparus alors que la population fuyait la ville de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, à la suite de l'éruption du Mont Nyiragongo dans la nuit de samedi à dimanche, a signalé l’UNICEF dimanche.

« Plus de 5.000 personnes ont traversé la frontière rwandaise depuis Goma samedi et au moins 25.000 personnes ont été déplacées à Sake, à 25 km au nord-ouest de Goma », a ajouté le Fonds des Nations Unies pour l’enfance dans un communiqué, précisant toutefois que « la plupart des gens rentrent lentement chez eux depuis que la lave a cessé de couler ce matin ».

« On s'inquiète également de voir des centaines de personnes revenir à Goma pour retrouver des maisons endommagées et des pénuries d'eau et d'électricité », a précisé l’UNICEF.

Le nombre de foyers touchés par l'éruption dans le territoire de Nyiragongo, au nord de Goma, demeure inconnu. 

Des dizaines d'enfants de la zone proche de l'aéroport de Goma se sont retrouvés sans abri et sans ressources et au moins cinq décès sont directement liés à l'éruption à Buhene, Kibatshi et Kibumba. 

Une équipe de l'UNICEF a été déployée dans les zones affectées de Sake, Buhene, Kibati et Kibumba pour fournir une réponse de première ligne, y compris :

  • L'installation de points d'eau chlorés dans et autour de Sake pour limiter la propagation du choléra. Plusieurs réseaux d'approvisionnement en eau de la région seront chlorés prochainement ;
  • Renforcer la surveillance épidémiologique du choléra, notamment à Goma, suite au retour de milliers de résidents ;
  • La mise en place de deux centres de transit pour les enfants non accompagnés et séparés, en collaboration avec les autorités locales congolaises.

L'UNICEF travaille également avec ses partenaires pour référer les cas de violence et d'abus sexistes afin qu'ils bénéficient d'un soutien médical et psychosocial adéquat. 

Vols de reconnaissance de la MONUSCO

Dès les premières minutes de cette éruption du volcan, un hélicoptère de la la Mission de stabilisation des Nations Unies dans le pays (MONUSCO) a été envoyé en reconnaissance sur le site volcanique. Ces vols ont continué tout au long de la nuit et dans la matinée.

« Des hélicoptères ont effectué des vols de reconnaissance au-dessus du cratère, notamment ce dimanche matin. La coulée de lave s'est arrêtée, mais la Mission surveille de près la situation », a-t-elle fait valoir sur son compte Twitter dimanche.

La dernière éruption du Nyiragongo, en 2002, avait laissé plus de 100.000 personnes sans abri. Le volcan est considéré comme l'un des plus actifs et des plus dangereux de la planète.

 

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