Journée de la biodiversité : chaque personne doit pouvoir choisir un mode de vie durable

22 mai 2021

Une planète en bonne santé est indispensable à la réalisation des Objectifs de développement durable, or la diversité biologique s’appauvrit à un rythme sans précédent et dans un contexte de pressions croissantes, a averti le Secrétaire général de l’ONU à l'occasion de la Journée internationale de la diversité biologique.

« Nous épuisons les ressources plus vite que la nature ne peut les reconstituer », a regretté António Guterres dans un message appelant à « protéger la nature, restaurer les écosystèmes et parvenir à un équilibre dans notre relation avec la planète ».

« En inversant le processus de perte de biodiversité, nous pourrons améliorer la santé des populations, assurer un développement durable et faire face à l’urgence climatique », a déclaré M. Guterres soulignant qu’il existe des solutions pour protéger la diversité génétique de notre planète, aussi bien sur terre que dans les océans.

Selon le chef de l’ONU, la Covid-19 « nous a une fois de plus rappelé le lien étroit qui unissait les humains à la nature ».

Cette crise est une occasion de reconstruire en mieux, a soutenu M. Guterres qui signale que « nous avons beaucoup à y gagner ».

« Nous faisons partie de la solution #PourLaNature »

L’édition 2021 de la Journée a été placée sous le thème « Nous faisons partie de la solution ».

« Nous avons toutes et tous un rôle à jouer », a ainsi souligné le chef de l’ONU, précisant que l’élément essentiel est l’adoption de modes de vie durables.

« Chaque personne, quel que soit l’endroit où elle vit, doit pouvoir choisir un mode de vie durable », a affirmé M. Guterres.

Le Secrétaire général a appelé à la mise en place de meilleures politiques, qui favorisent une culture de la responsabilité aux niveaux des pouvoirs publics, des entreprises et des personnes.

Il a appelé « chacun et chacune » à s’engager sur la voie du changement, prendre fait et cause pour la nature et soutenir les représentants des gouvernements qui doivent se  réunir à Kunming (Chine) afin de convenir d’un nouveau cadre mondial ambitieux en faveur de la diversité biologique cette année.

Le monde est mal parti pour atteindre les objectifs liés à l'environnement

Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) et la Convention sur la diversité biologique (CDB), publié à l'occasion de la Journée, malgré les progrès réalisés dans des domaines environnementaux clés tels que l'accès à l’eau potable, l'assainissement, l'énergie propre, la gestion des forêts et des déchets, les pays continuent de vivre de manière non durable et sont en passe d’échouer sur les volets environnementaux du Programme de développement durable à l'horizon 2030. 

Le rapport intitulé « Mesurer les progrès : l'environnement et les ODD » indique que certains domaines environnementaux, dont la perte de biodiversité et le changement climatique, continuent à se détériorer.

Il signale une lacune en matière de diversité et de l'utilisation des données et des statistiques environnementales pour éclairer les politiques et les décisions gouvernementales ; et appelle à améliorer les données et les indicateurs pour comprendre comment faire en sorte que le développement progresse dans le respect des limites de la planète.

« Notre compréhension de la dimension environnementale des ODD est en retard », a déclaré le Directeur de la division scientifique du PNUE, Jian Liu. « Notre capacité limitée de collecte, de diffusion et d'utilisation efficace des données environnementales a entravé notre compréhension holistique de l'environnement et de l'effet sur celui-ci des facteurs socio-économiques .

Le rapport passe en revue les données et les informations sur les aspects environnementaux de chacun des 17 Objectifs de développement durable (ODD) de l’Agenda 2030, ainsi que leurs progrès à travers le monde. 

Il utilise une approche analytique, guidée par les données, pour tester le rapport entre les indicateurs des ODD. 
Certaines se sont avérées, à l’instar de la corrélation négative entre la consommation intérieure de matières liée à l'extraction de la biomasse et les espèces menacées d'extinction.

En revanche, l'étendue croissante des zones protégées et d'autres mesures de protection n'ont pas entraîné de réduction du nombre d'espèces menacées d'extinction. 

L’ONU estime que le renforcement des capacités en matière de données environnementales est nécessaire si les décideurs politiques veulent améliorer leur compréhension des actions prioritaires requises pour « infléchir la courbe » de la détérioration continue de l'environnement et augmenter les chances d'atteindre les ODD environnementaux.

« Nous espérons que ce rapport aidera les pays à renforcer leur action sur les dimensions environnementales en vue de réaliser l'Agenda 2030 », a conclu M. Liu.

 

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