L’astronaute français Thomas Pesquet nommé Ambassadeur de bonne volonté de la FAO

12 avril 2021

Le Français Thomas Pesquet, astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA), a été nommé, lundi, Ambassadeur de bonne volonté de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), à l'occasion de la Journée internationale du vol spatial habité qui fête ses 60 ans aujourd’hui.

M. Pesquet aidera la FAO à sensibiliser au fait qu'il est important de transformer les systèmes agroalimentaires mondiaux, de les rendre plus résilients, inclusifs, efficaces et durables pour relever les défis liés à la faim, un problème qui perdure et continue de croître, et de préserver l'environnement et la biodiversité de la planète.

Alors que la faim progresse - près de 690 millions de personnes souffrent de la faim et la pandémie de covid-19 pourrait faire basculer jusqu'à 132 millions de personnes supplémentaires dans cette situation (selon les dernières estimations) -, il n'est pas envisageable de continuer sur la même voie, a indiqué le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, au moment de conférer son nouveau titre à M. Pesquet.

« Nous avons besoin de l'aide de chaque personne. Nous avons besoin de la science. Et nous devons agir, surtout », a ajouté le Directeur général. « Thomas Pesquet nous apporte une perspective unique, un point de vue depuis l'espace.»

« Ces dernières années, Thomas a aidé la FAO à sensibiliser aux effets du changement climatique sur l'agriculture, à l'importance de l'accès aux aliments nutritifs et au fait qu'il est crucial pour nous de gérer sagement nos ressources naturelles et de réduire les pertes et gaspillages de nourriture. Je me réjouis que vous vous engagiez aujourd'hui à travailler encore plus étroitement avec nous, dans vos nouvelles fonctions d'Ambassadeur de bonne volonté de la FAO », a déclaré le Directeur général de la FAO.

« Je souhaite sensibiliser à la lutte contre la faim »

« Je suis très fier d'accepter cette nomination en tant qu'Ambassadeur de bonne volonté de la FAO. Je prépare actuellement ma prochaine mission et je me sens donc plus proche que jamais des activités de la FAO. Je souhaite sensibiliser à la lutte contre la faim », a déclaré M. Thomas Pesquet, dont la deuxième mission vers la station spatiale internationale, qui s'intitule Alpha, devrait être lancée le 22 avril et durer six mois.

 

M. Pesquet sera le premier astronaute de l'ESA à embarquer dans la capsule Crew Dragon de SpaceX, qui sera lancée par une fusée Falcon 9 depuis la Floride (États-Unis d'Amérique). M. Pesquet a déclaré que son premier vol spatial avait radicalement changé la façon dont il percevait les défis auxquels le monde est confronté, car il avait pris mieux conscience du « parallèle que l'on peut faire entre la planète sur laquelle nous vivons et notre station spatiale internationale ».

« Après tout, la Terre est aussi un engin spatial, qui vole à travers l'espace avec des ressources limitées. Les problèmes sont similaires : il faut faire face à un environnement hostile, partager des ressources qui sont limitées, bien s'entendre avec les membres de l'équipage et travailler ensemble pour atteindre nos objectifs », a déclaré M. Pesquet.

« J'ai également été témoin des effets du changement climatique sur notre planète et des conséquences de l'action humaine. J'ai donc essayé de documenter tout cela depuis l'espace et de promouvoir un plus grand respect de l'environnement.»

Engagé en faveur de l'action contre le changement climatique

L'astronaute français de l'ESA est engagé en faveur de l'action contre le changement climatique et, grâce à son expérience de 196 jours consécutifs passés à bord de la Station spatiale européenne en 2016 et 2017, il a pu mettre en lumière le fait qu'il fallait que nous soyons unis sur notre « seule et unique Terre ».

Son rôle en tant qu'Ambassadeur de bonne volonté de la FAO consistera à sensibiliser aux activités de la FAO fondées sur la science dans les domaines de la transformation des systèmes agroalimentaires, du gaspillage de nourriture, de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition, et à attirer l'attention sur le fait que les choix alimentaires réalisés au quotidien par chacun d'entre-nous ont des répercussions sur le bien-être de tous et la santé de la planète.

La FAO croit au potentiel et à la contribution des sciences et technologies spatiales pour éradiquer la faim, et elle croit à l'utilisation de la science pour améliorer les politiques liées à l'alimentation et à l'agriculture, impliquer les consommateurs et promouvoir des modes de vie durables. La FAO, en collaboration avec l'ESA, aide par exemple les pays à exploiter des données satellitaires pour orienter leurs politiques sur l'alimentation et l'agriculture.

Photo ONU/NASA
Sur cette photo prise par Neil Amstrong, l'astronaute Edwin Aldrin marche sur la lune près du module spatial (20 juillet 1969)

60 ans de la Journée internationale du vol spatial habité

En 2011, l'Organisation des Nations Unies a déclaré le 12 avril Journée internationale du vol spatial habité, « afin que soit célébrée chaque année au niveau international l'entrée de l'humanité dans l'ère spatiale, en réaffirmant le rôle essentiel des sciences et des techniques spatiales dans la réalisation des objectifs du développement durable et l'amélioration du bien-être des États et des peuples, et pour ce qui est de répondre à leur volonté de continuer à réserver l'espace à des fins pacifiques ».

Le 12 avril 1961 a eu lieu le premier vol spatial habité, effectué par M. Youri Gagarine, qui a ouvert la voie à l'exploration spatiale pour le bien de l'humanité tout entière.

L'Assemblée générale encourage depuis cette date le développement, à des fins pacifiques, de l’exploration et de l’utilisation de l’espace en vue de faire profiter tous les États des avantages qui en découlent.

 

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