Crises de la dette : les mesures annoncées par le FMI et la Banque mondiale sont un « signe d'espoir », selon le chef de l’ONU

9 avril 2021

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, s’est félicité des mesures annoncées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale pour faire face aux crises de la dette et aux autres dommages résultant de la crise déclenchée par la pandémie de Covid-19.

Le chef de l’ONU estime que ces mesures sont un « signe d'espoir et de renouveau du multilatéralisme », a dit son porte-parole adjoint, Farhan Haq, dans une déclaration à la presse.

Les mesures ont été annoncées par le Comité monétaire et financier international (CMFI) et le Comité de développement du Groupe de la Banque mondiale. Le CMFI donne des avis et fait rapport au Conseil des gouverneurs du FMI concernant la surveillance et la gestion du système monétaire et financier international.

L’ONU note que les économies en développement ont du mal à obtenir des ressources financières suffisantes pour répondre aux besoins immédiats de la crise - et encore moins pour s'en sortir.

« Depuis le début de la crise, le Secrétaire général a appelé à des liquidités grâce à une large émission de droits de tirage spéciaux (DTS) et à une réaffectation des DTS inutilisés, et a proposé une approche en trois étapes pour faire face au fardeau de la dette : un arrêt de la dette, un allégement ciblé de la dette pour les plus vulnérables et une réforme de l'architecture de la dette internationale », a souligné M. Haq.

Initiative de suspension du service de la dette

Le Secrétaire général se félicite des appels concrets du CMFI pour une nouvelle allocation de droits de tirage spéciaux et des réaffectations volontaires aux pays dans le besoin. Il est également encouragé par le soutien à l'Initiative de suspension du service de la dette, qui a fourni 5 milliards de dollars d'allégement temporaire aux pays vulnérables, et au Cadre commun pour le traitement de la dette.

Selon l’ONU, l’arrêt et l’allégement de la dette doivent être étendus aux pays qui en ont le plus besoin - y compris les pays à revenu intermédiaire, qui abritent plus de 60% des pauvres du monde - sans créer de stigmatisation ni compromettre leurs notes souveraines.

« La réforme de l'architecture de la dette internationale est également essentielle; une crise de la dette au milieu de l'urgence de la Covid-19 mettrait les objectifs de développement durable hors de portée. Les discussions de cette semaine sur l’architecture de la dette internationale sont un pas important dans la bonne direction », a dit le porte-parole de l’ONU.

« Le Secrétaire général demande à toutes les parties prenantes de s’associer à un effort mondial visant à repenser les principes qui sous-tendent l’architecture de la dette d’aujourd’hui, et demande instamment de prendre des mesures pour compléter les instruments existants par des mécanismes plus efficaces de résolution de la crise de la dette », a-t-il ajouté. « Le Secrétaire général est également très encouragé par l’accent mis par le FMI et la Banque mondiale sur une reprise durable, inclusive, intelligente et verte ».

 

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