Conférence du désarmement : les États-Unis déterminés à étendre et à renforcer l’Accord sur le nucléaire iranien – Antony Blinken

22 février 2021

Les États-Unis ont affiché leur volonté de sauver et de renforcer l’accord entre la communauté internationale et Téhéran visant à freiner le programme nucléaire iranien, a déclaré lundi le Secrétaire d’État, Antony Blinken.

« Les États-Unis restent déterminés à faire en sorte que l’Iran n’acquière jamais d’arme nucléaire » a déclaré le chef de la diplomatie américaine, relevant que la diplomatie est la meilleure voie pour atteindre cet objectif ».

« En collaboration avec nos alliés et partenaires, nous chercherons également à prolonger et à renforcer l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPOA) », a-t-il ajouté, évoquant la détermination de Washington d’aborder aussi « d’autres sujets de préoccupation, notamment le comportement régional déstabilisateur de l’Iran ainsi que le développement et la prolifération des missiles balistiques ».

« Et l’Iran doit respecter ses accords de garanties avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et ses obligations internationales ». « Le Président Biden a déclaré : si l’Iran revient à un respect strict de l’Accord de la JCPOA (Plan d’action global commun-PAGC), les États-Unis sont prêts à faire de même », a fait valoir le Secrétaire d’Etat américain.

L'AIEA applique des garanties pour vérifier que les États respectent leurs obligations juridiques internationales d'utiliser les matières nucléaires à des fins pacifiques uniquement.
Photo : AIEA
L'AIEA applique des garanties pour vérifier que les États respectent leurs obligations juridiques internationales d'utiliser les matières nucléaires à des fins pacifiques uniquement.

« Dénucléarisation de la Corée du Nord »

S’adressant à la Conférence du désarmement, le chef de la diplomatie américaine a rappelé également la volonté de Washington de « se concentrer sur la dénucléarisation de la Corée du Nord ». A ce sujet, les Etats-Unis entendent travailler, en étroite collaboration avec leurs alliés et partenaires, « pour lutter contre les programmes illicites d’armes de destruction massive et de missiles balistiques de Pyongyang ».

« La conférence du désarmement a la responsabilité de créer de nouveaux outils pour faire face aux menaces du XXIe siècle - et pour protéger ce que nous avons construit ensemble », a dit M. Blinken.

Plus largement, la nouvelle administration américaine a « un impératif de sécurité nationale et une responsabilité morale de réduire et, à terme, d’éliminer la menace que représentent les armes de destruction massive ». « Deux semaines seulement après son entrée en fonction en tant que président, les États-Unis et la Fédération de Russie ont prolongé le programme New START pour cinq ans », a-t-il fait valoir, ajoutant que cette décision a rendu « les deux pays et le monde plus sûrs ».

« Et ce n’était que le début de nos efforts pour faire face aux menaces nucléaires ». A ce sujet, les États-Unis sont prêts à engager avec la Russie des discussions sur la stabilité stratégique, sur la maîtrise des armements et sur les questions de sécurité émergentes.

Washington exigera également « une plus grande transparence concernant les programmes de développement d’armes provocatrices et dangereuses de la Chine ». En collaboration avec ses alliés et partenaires, les Etats-Unis poursuivront aussi « les efforts visant à réduire les dangers posés par l’arsenal nucléaire » de Beijing.

La Salle du Conseil du Palais des Nations à Genève où se tient la Conférence sur le désarmement
Photo ONU/Elma Okic
La Salle du Conseil du Palais des Nations à Genève où se tient la Conférence sur le désarmement

Matières fissiles, armes biologiques et sécurité dans l’espace

Sur un autre plan, le chef de la diplomatie américaine a rappelé la décision de son pays d’engager toutes les autres nations, y compris la Russie et la Chine, à élaborer des normes et des règles de comportement responsable dans l’espace. « La Conférence du désarmement a déjà tenu des discussions sur la sécurité de l’espace et est particulièrement bien placée pour aider à diriger », a dit M. Blinken.

« Nos prédécesseurs ont travaillé ensemble, malgré leurs différences. Ils ont compris que les menaces posées par les armes de destruction massive ne sont pas limitées par les frontières nationales », a insisté le Secrétaire d’Etat américain, invitant l’organe onusien à se « recentrer sur la réduction de la menace d’agents pathogènes et biologiques en tant qu’armes ».

Lors de cette réunion en visioconférence, les États-Unis ont réaffirmé leur détermination à faire progresser les objectifs de non-prolifération et de désarmement du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNT). Il s’agit aussi d’accroître la coopération en matière d’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.

Plus globalement, Washington veut que la communauté internationale dépasse ses différences pour faire face aux menaces communes. « Dans un premier temps, il est enfin temps de négocier un traité interdisant la production de matières fissiles destinées à la fabrication d’armes nucléaires », a-t-il fait remarquer, ajoutant que bien sûr, il y a encore beaucoup à faire.

« Si nous restons inactifs et ignorons notre mandat, nous décevrons les peuples de tous les pays, nous décevrons nos enfants », a conclu le chef de la diplomatie américaine.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.