Covid-19 : le variant britannique présent dans 30 pays européens, selon l’OMS

5 février 2021

Le variant britannique de la Covid-19 continue de se répandre à travers le monde et est présent cette semaine dans au moins 30 pays européens, a indiqué vendredi le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe.

« Sur les 80 pays dans le monde, le COV 202012/01 du SRAS-CoV-2 s’est répandu dans 30 pays de la région, avec 22.503 cas signalés à la date du 22 janvier 2021 », a souligné dans un communiqué, la Branche européenne de l’OMS. Face à cette situation, elle prône « une intensification des mesures de santé publique ».

Nombre de ces pays prévoient que ce variant pourrait devenir « dominant dans les semaines à venir, dépassant les cas non-variants du virus de la Covid-19 ».

Pour l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU, le nombre croissant de rapports sur les variants depuis le début de l’année « marque un nouveau développement dans la pandémie ».

Le variant s’étend à « tous les groupes d’âge »

« Un variant dominant dans la région européenne de l’OMS est préoccupant car cela montre des signes de capacité à se propager plus facilement entre les personnes », souligne l’agence onusienne qui ajoute que des enquêtes épidémiologiques et virologiques sont en cours dans les pays touchés.

L’objectif est d’évaluer plus en détail la transmissibilité, la gravité, le risque de réinfection et la réponse des anticorps en ce qui concerne les nouveux variants. L’OMS s’attend à ce que la poursuite de la circulation du virus entraîne la détection d’un « plus grand nombre de variants au fil du temps ».

D’autant que les recherches et les observations indiquent que le variant s’étend à « tous les groupes d’âge, et les enfants ne semblent pas être plus exposés ». Toutefois, avec une transmissibilité accrue, ce variant suscite des inquiétudes.

« Si nous ne poursuivons pas et ne redoublons pas les mesures pour ralentir sa propagation, l’impact sera plus important sur les établissements de santé déjà sous pression », avertit l’OMS.

Les variants peuvent être « dangereux » s’ils modifient le comportement du virus

« Les variants sont un phénomène courant et ne sont pas dangereux en soi, mais ils peuvent l’être s'ils modifient le comportement du virus », a déclaré le Dr Richard Pebody, qui dirige la réponse en matière d’épidémiologie et de surveillance de la Covid-19 à l’OMS/Europe.

C’est pourquoi, l’agence onusienne suit de près ces évolutions et travaille avec des experts du monde entier pour surveiller « les variants qui sont préoccupants et la manière dont ils pourraient affecter la réponse ».

A ce stade, l’agence onusienne ajoute qu’il n’existe actuellement aucune preuve que les vaccins disponibles sont moins efficaces pour la prévenir. Toutefois, il y a des éléments qui indiquent qu’elle se « propage plus rapidement ».

C’est dans ce contexte que l’OMS/Europe est en train de se renseigner sur l’impact possible de ce variant britannique. « Une transmissibilité plus élevée ne signifie pas qu’un variant transmet d’une manière différente, mais plutôt que le variant se propage mieux », a déclaré la Dre Catherine Smallwood, qui pilote la lutte anti-coronavirus à l’OMS/Europe.

© UNICEF/Ruhani Kaur
Une professionnelle de la santé se préparant à administrer un vaccin contre la Covid-19

Une plus grande transmissibilité est un risque pour les systèmes de santé

Une situation qui préoccupe car « plus le nombre de personnes infectées augmente, plus le nombre de personnes hospitalisées augmente ». « Si nos systèmes de soins de santé se trouvent ainsi débordés et moins capables de faire face à la situation, davantage de personnes pourraient être exposées au risque de mourir du virus », alerte la Dre Smallwood.

La branche européenne de l’OMS entend éviter un tel scénario. C’est pourquoi, elle estime qu’il est plus important que jamais « de ralentir la transmission en recourant à des mesures de santé publique et à des mesures sociales ». Comme les variants du virus continuent à se propager dans la Région, l’OMS rappelle l’importance d’accroître l’engagement et la mobilisation pour y faire face.

Plus largement, les pays européens sont invités à augmenter le séquençage. L’OMS demande également de poursuivre et d’intensifier toutes les mesures sanitaires et sociales de base qui ont déjà fait leurs preuves, notamment le dépistage, l’isolement et le traitement des cas, la recherche des contacts et la mise en quarantaine des contacts des cas.

L’Europe reste la deuxième région la plus touchée au monde

« N’oublions pas que la Covid-19 est déjà une maladie grave, et que tout doit être fait pour contrôler sa propagation », conclut le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe.

Le continent européen reste, ce vendredi, la deuxième région la plus touchée au monde par la pandémie du nouveau coronavirus en nombre de morts et de cas d’infections. Il est derrière les Amériques, qui recensent au total, 46,1 millions de cas et plus d’un million de décès.

La région européenne de l’OMS compte plus de 35 millions de cas d’infection dont 1,22 contaminations ces sept derniers jours. Elle comptabilise également 767.637 morts dont 35.963 au cours des sept derniers jours.

Dans le monde, la pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 2,26 millions de morts, depuis l’apparition de la maladie en fin décembre 2020.

Plus de 104,16 millions de cas ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l’épidémie, selon un décompte établi vendredi par l’OMS.

 

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