Covid-19 : une mission de l’OMS va enquêter en Chine à partir de janvier

17 décembre 2020

Une équipe internationale d’enquêteurs sur la Covid-19 se rendra en Chine en janvier, a annoncé ce jeudi 17 décembre, le bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour le Pacifique occidental. La mission internationale sera chargée d’enquêter sur les origines de la pandémie de coronavirus, explique l’OMS.

« L’OMS continue à être en contact avec la Chine et discute avec l’équipe internationale sur les lieux où elle se rendra dans le pays », a déclaré lors d’un point de presse en visioconférence depuis Manille (Philippines), Babatunde Olowokure, Responsable des urgences du bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. « Pour le moment, il semble que la mission, pour ce que nous en savons, devrait se rendre sur place début janvier », a-t-il ajouté.

« Et nous croyons savoir que la Chine se réjouit actuellement d’accueillir l’équipe internationale et sa visite », a poursuivi le Dr Olowokure.

Selon l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU, cette mission est « bien sûr importante pour (leur) permettre de comprendre et d’avoir une vue d’ensemble de la manière dont l’enquête va se dérouler ». 

M. Olowokure a affirmé que les dates exactes auxquelles la mission se rendra en Chine dépendraient de « résultats à une série de tests préliminaires », tout en ajoutant que l’OMS a publié les noms de l’équipe internationale devant se rendre en Chine. 

L’équipe internationale d’enquêteurs est composée d’une dizaine de scientifiques reconnus dans leurs différents domaines de compétence. Elle sera chargée d’enquêter sur les origines de la pandémie et de savoir comment le virus s’est transmis à l’homme.

Deux femmes à Shenzhen, en Chine, sur le chemin du travail, alors que le pays est touché par une épidémie de coronavirus
Wang Chen
Deux femmes à Shenzhen, en Chine, sur le chemin du travail, alors que le pays est touché par une épidémie de coronavirus

Le vaccin ne sera « pas un remède miracle » pour mettre fin à la pandémie mondiale

Au cours de cette même conférence, la branche du Pacifique occidental de l’OMS a également lancé un appel aux gouvernements de la région. « S’il vous plaît, ajoutez des niveaux de surveillance supplémentaires qui détectent les premiers signes de groupes d’infection, parmi les groupes qui sont difficiles à détecter avec les systèmes existants », a déclaré le Dr Takeshi Kasai, Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental.

Il a aussi annoncé que les populations à haut risque des pays de la région pourraient recevoir le vaccin anti Covid-19 d’ici la fin 2021, mais que ce sérum n’était « pas un remède miracle » pour mettre fin à la pandémie mondiale. Ces vaccins seraient initialement disponibles en quantités limitées et les groupes à haut risque devraient être une priorité.

Mais même s’il y a « un peu de lumière au bout d’un long tunnel », ces vaccins ne sont pas une « solution magique pour mettre fin à la pandémie dans un avenir proche ». « Cela signifie que, las de cette pandémie comme nous le sommes tous, nous devons nous en tenir aux actions et aux comportements qui nous protègent non seulement nous-mêmes, mais aussi ceux qui nous entourent : lavage des mains, port de masque, distanciation physique et éviter des lieux présentant un risque élevé de transmission », a détaillé le Dr Kasai.

Ainsi, alors que les fêtes de Noël et du nouvel An approchent, « n’oubliez pas que la meilleure façon de montrer votre amour et votre attention à ceux qui vous entourent est de ne pas les serrer dans vos bras ou de les réunir dans de grands rassemblements comme vous le feriez normalement ».  Même si cette situation est « difficile », le Dr Kasai estime que ce sont « des choix qui permettront de réduire la transmission du virus et de protéger les familles et les communautés » afin d’aborder « l’année 2021 avec espoir ».

985.539 cas confirmés dont au moins 18.641 décès dans le Pacifique occidental

À cet égard, il s’est adressé aux jeunes et aux personnes plus actives socialement, c’est-à-dire celles qui ont moins de 40 ans. « Je sais à quel point vous êtes fatigués de cette pandémie et je comprends les angoisses, les craintes et les incertitudes que vous ressentez, les bouleversements dans votre vie et les choix difficiles que vous devez faire », a fait valoir le chef du Bureau régional de l’OMS pour le Pacifique occidental. 

« Certains d’entre vous ne se sentent peut-être même pas particulièrement vulnérables à cette maladie. Vous pouvez penser que même si vous êtes infecté, vous ne serez pas très malade. Mais en vérité, c’est possible », a-t-il ajouté, invitant les uns et les autres « à penser à ceux qui pourraient être plus exposés à une Covid grave ». « Si vous attrapez le virus, vous pourriez le transmettre sans le savoir à votre parent ou grand-parent, à votre voisin ou ami souffrant déjà d’une autre maladie », a fait remarquer le Dr Kasai.

Malgré cette mise en garde, il a rappelé que la région du Pacifique occidental a été « relativement chanceuse » par rapport aux difficultés notées dans certains pays « en Amérique et en Europe ». « Si chaque pays a vécu une expérience différente avec le coronavirus, dans l’ensemble, l’impact dans le Pacifique occidental a été moins grave qu’ailleurs », a-t-il relevé, détaillant que « plus d’un quart de la population mondiale vit dans cette région, mais à ce jour, elle n’a enregistré que 1% des cas confirmés dans le monde ».

La Région de l’OMS pour le Pacifique occidental, qui regroupe des pays comme la Chine, le Japon, la République de Corée, les Philippines ou l’Australie, totalise  985.539 cas confirmés dont au moins 18.641 décès. Dans le monde, la pandémie du coronavirus a fait au moins 1.630.521 morts depuis décembre 2019, selon un bilan établi jeudi par l’OMS. Plus de 72,19 millions de cas ont été diagnostiqués.

 

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