Vaccins contre la Covid-19 : les enseignants doivent être une priorité, soulignent l’UNESCO et l’UNICEF

15 décembre 2020

Les enseignants devraient figurer parmi les personnels prioritaires lors des campagnes de vaccination contre la Covid-19, ont souligné cette semaine l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

L’UNESCO et l’Internationale de l’éducation, qui fédère des organisations nationales de personnels de l’éducation, ont appelé les gouvernements à inclure les enseignants dans les groupes prioritaires pour la vaccination contre la Covid-19, rappelant leur rôle sur « la ligne de front » durant la pandémie de Covid-19.

« Les écoles sont irremplaçables. La réouverture des écoles et des établissements d’enseignement en toute sécurité et leur maintien le plus longtemps possible est un impératif », ont déclaré, lundi, la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, et David Edwards, le Secrétaire général de l'Internationale de l'éducation.

L’agence onusienne pour l’éducation et son partenaire soulignent le travail crucial des enseignants et autres personnels des écoles, pour les élèves et pour les sociétés au sens large. Dans ces conditions, ils ont appelé « à ce que les personnels des établissements d’enseignement soient considérés comme un groupe prioritaire, sans remettre en question des décisions concernant d’autres groupes prioritaires ».

Plus de 100 millions d'enseignants et de membres du personnel scolaire ont été touchés par les perturbations scolaires dues à la crise de la Covid-19 dans le monde. Les dernières données de l’UNESCO montrent que les écoles restent totalement fermées dans 27 pays, touchant plus de 300 millions d’apprenants. Les fermetures ont un impact négatif sur l’apprentissage, la sécurité et le bien-être des élèves, affectant le plus durement les élèves les plus vulnérables. Elles ont également des conséquences sociales et économiques néfastes sur les sociétés.

« Faire tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver l’avenir de la prochaine génération »

L’UNICEF s’est également joint à l’UNESCO dans cet appel à vacciner les enseignants en priorité.

« La pandémie de Covid-19 a fait des ravages dans l’éducation des enfants du monde entier. La vaccination des enseignants est une étape essentielle pour la remettre sur les rails », a affirmé la Directrice exécutive de l’UNICEF, Henrietta Fore, dans un communiqué de presse publié mardi.

OIT/Marcel Crozet
Une enseignante en France se connecte à distance avec ses élèves pendant la pandémie COVID-19.

 

L’agence onusienne pour l’enfance demande que les enseignants soient « prioritaires pour recevoir le vaccin contre la Covid-19, une fois que les personnels de santé en première ligne et les populations à haut risque seront vaccinés ».

« Cela aidera à protéger les enseignants contre le virus, leur permettra d’enseigner en personne et, en définitive, aidera à garder les écoles ouvertes », a fait valoir la cheffe de l’UNICEF.

Pour Mme Fore, il s’agit certes « de décisions difficiles imposant des compromis difficiles », « mais ce qui ne devrait pas être difficile, c’est la décision de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver l’avenir de la prochaine génération ». Et pour l’UNICEF, cela commence « par la sauvegarde de ceux en charge de leur ouvrir la voie vers cet avenir ».

A ce sujet, le fonds onusien rappelle qu’au pic de la première vague de la pandémie fin avril, « les fermetures d’écoles ont perturbé l’apprentissage de près de 90% des élèves du monde entier ».

L’agence de l’ONU estime qu’il existe toujours une hypothèse non étayée selon laquelle la fermeture des écoles pourrait ralentir la propagation de la maladie, malgré les preuves de plus en plus nombreuses que les écoles ne sont pas un facteur principal de transmission communautaire.

En conséquence, alors que les cas explosent dans de nombreux pays du monde, l’UNICEF déplore le fait que des classes restent fermées. Depuis le 1er décembre, « près d’un écolier sur cinq dans le monde, soit 320 millions d’enfants, est privé de salle de classe ».

De plus, « les conséquences d’une absence ou d’une perturbation prolongée dans l’éducation sont lourdes, en particulier pour les plus marginalisés. Plus les enfants restent longtemps hors du parcours scolaire, moins ils ont de chances d’y revenir et plus il est difficile pour leurs parents de reprendre le travail », a averti la cheffe de l’UNICEF.

 

 

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