« Du bleu au vert » : l'ONU progresse dans sa transition écologique

10 décembre 2020

En 2019, le système des Nations Unies a continué à progressivement réduire son empreinte écologique, en enregistrant des diminutions d'émissions de gaz à effet de serre et en mettant en œuvre des systèmes avancés de gestion de l'environnement.

Selon la dernière édition du rapport 'Greening the Blue 2020' du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), ou comment rendre l’ONU plus durable, le système des Nations Unies, avec ses 310.000 employés répartis dans une soixantaine d'entités, a également trouvé des moyens innovants pour financer ces initiatives.

Parmi les exemples concrets, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) en Uruguay a modernisé son système de climatisation et remplacé tous les éclairages par des LED à haut rendement énergétique, grâce à l'argent généré par une surtaxe de 3% sur les voyages aériens, utilisé pour financer ou cofinancer des projets environnementaux.

Ce dernier rapport couvre les émissions pour 2019. Les effets de la pandémie de Covid-19 sur les émissions ne sont donc pas encore pris en compte et figureront dans l'édition 2021. 

Les chiffres 

En 2019, le système des Nations Unies dans son ensemble a enregistré quelques 6,5 tonnes de dioxyde de carbone  (tCO2eq) par habitant, contre 7 tonnes par an en 2018. Au total, environ 2 millions de tonnes de tCO2eq ont été émises dans l'ensemble du système. 

De même, le système a poursuivi ses efforts pour garantir qu'aucun déchet solide provenant des installations, des opérations ou des activités des Nations Unies ne cause de pollution ou ne nuise à l'environnement et aux populations locales, générant en moyenne environ 457 kilogrammes de déchets par personne. 

Le système s'est également efforcé d'économiser l'eau et d'éviter le rejet d'eaux usées non traitées dans l'environnement. En 2019, la consommation moyenne d'eau était d'environ 49 mètres cubes par personne. 

Tout au long de l'année, les entités du système des Nations Unies ont également entrepris d'améliorer la biodiversité, avec des bureaux et des opérations qui plantent des arbres indigènes, accueillent et prennent soin de la faune locale. L'une de ces créatures est un python de roche africain juvénile, qui a élu domicile sur le terrain de l'Office des Nations unies à Nairobi. 

2020 : un tournant 

Le rapport 2020 marque également un changement important, avec une nouvelle stratégie approuvée par la direction générale des Nations Unies visant à accélérer les efforts généraux pour intégrer systématiquement les considérations de développement durable dans le fonctionnement du système. 

Cette année, la communauté 'Greening the Blue' a également ouvert ses portes à d'autres organisations intergouvernementales désireuses de suivre la voie du système des Nations Unies vers la réduction des émissions.

Le Fonds vert pour le climat, qui aide les pays en développement à s'adapter au changement climatique et à en atténuer les effets, s'est joint à la communauté, et ses informations environnementales sont incluses dans le rapport. 

Un autre ajout cette année a été la collecte de données sur les combustibles fossiles et les substances qui appauvrissent la couche d'ozone.

Comme il s'agit d'une toute nouvelle entrée dans le rapport, elle sera évaluée et développée l'année prochaine. Au moment de la rédaction du rapport, environ 70 % des bureaux des Nations Unies ne savaient pas quels réfrigérants ils utilisaient, 20 % utilisaient des réfrigérants n'appauvrissant pas la couche d'ozone, et 10 % en utilisaient.

 

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