Les matériaux audiovisuels offrent une fenêtre sur le monde (UNESCO)

27 octobre 2020

La Journée mondiale du patrimoine audiovisuel commémore l’adoption en 1980 par la 21ème Conférence générale de l’UNESCO de la Recommandation pour la sauvegarde et la conservation des images en mouvement.

Les archives audiovisuelles racontent les histoires de la vie et des cultures des peuples du monde entier. Elles représentent un patrimoine inestimable qui est une affirmation de notre mémoire collective et une précieuse source de connaissances dans la mesure où elles reflètent la diversité culturelle, sociale et linguistique de nos communautés. 

Elles nous aident à grandir et à comprendre le monde auquel nous appartenons tous. Préserver ce patrimoine et faire en sorte qu’il soit accessible au public et aux générations futures est un objectif fondamental pour toutes les institutions mémorielles et pour le grand public. 

Cette année le thème est : votre fenêtre sur le monde, montrant que les matériaux audiovisuels en tant qu'objets du patrimoine documentaire, offrent une fenêtre sur le monde. Ils permettent d’observer des événements auxquels nous ne pouvons assister, d’écouter des voix du passé qui ne peuvent plus parler et de créer des histoires qui informent et divertissent. 

L’actuelle pandémie de Covid-19 a mis en évidence le besoin urgent d'un accès universel au patrimoine documentaire en tant que source de connaissances. Pourtant, un manque de politiques habilitantes pour la préservation et l'accès aux patrimoine documentaire et une diminution des fonds disponibles pour les archives, les bibliothèques et les musées, augmentent le risque de perte permanente du patrimoine.

 «  L’histoire audiovisuel représente une mémoire vive, inestimable pour le façonnement de nos sociétés dans les zones fragilisées par la guerre et les troubles sociaux et dans celles les plus exposées aux catastrophes naturelles », explique Xing Qu, Directeur général adjoint de l'UNESCO.  « Le manque de moyens s'ajoutent généralement aux menaces qui pèsent sur ce patrimoine documentaire ».

 

 

De son côté,  Audrey Azoulay, la Directrice générale de l'UNESCO, a déclaré que  cette Journée est l’occasion de mettre en lumière ce patrimoine auquel on ne prête pas toujours assez attention, tant l’image et le son peuplent désormais nos quotidiens. Trop nombreuses sont en effet les pertes de documents, dégradés ou effacés du fait de négligences, de mauvaises pratiques de stockage, du vieillissement des supports ou des moyens de lecture, et parfois même victimes d’intérêts conflictuels.

«Leur disparition constitue pourtant un appauvrissement néfaste pour tous les peuples du monde, contre lequel l’UNESCO est déterminée à lutter», ajoute-t-elle. « Le son et l’image sont parmi les derniers supports à avoir échappé à la fugacité et à la disparition, grâce à d’admirables innovations techniques. C’est donc un patrimoine très spécifique et exceptionnel, à la fois fragile et très contraignant techniquement, qui nécessite une attention particulière, et que nous avons le devoir de transmettre aux générations à venir ».

« Il nous faut aujourd’hui redoubler les efforts en faveur de cette richesse documentaire partagé qui constituent une part essentielle de notre historicité commune », a déclaré Xing Qu. Citant l'ancien directeur général de l'UNESCO, Frédérico Mayor, il a rappelé qu'« il faut se souvenir du passé non pas pour rouvrir de vieilles blessures mais pour les refermer ».

La Journée mondiale du patrimoine audiovisuel est donc l’occasion de sensibiliser l’opinion publique à la nécessité de prendre des mesures urgentes et de reconnaître l’importance des documents audiovisuels.

 

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