France : l’ONU condamne l’assassinat d'un professeur d’histoire-géographie à Conflans-Sainte-Honorine

19 octobre 2020

Le Haut Représentant des Nations Unies pour l'Alliance des civilisations (UNAOC), Miguel Ángel Moratinos, a condamné dans les termes les plus vifs la décapitation d’un professeur, vendredi, dans la ville de Conflans-Sainte-Honorine, en France.

Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie au collège du Bois-d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine - une ville située à environ 30 kilomètres au nord-ouest de Paris - a été assassiné à la sortie de son établissement par un jeune homme âgé de 18 ans, de nationalité russe d’origine tchétchène qui l’a décapité pour le contenu d’un de ses cours portant sur les caricatures et les religions.

« Le Haut Représentant souligne qu'un crime aussi odieux est injustifiable à tout moment, en tout lieu et par qui que ce soit », a déclaré sa porte-parole dans un communiqué publié au lendemain de cet assassinat.

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Audrey Azoulay, a rendu hommage au professeur de collège assassiné. « Mes pensées vont vers sa famille, ses collègues et ses élèves », a déclaré Mme Azoulay, samedi, sur Twitter. « Je veux saluer les enseignants du monde qui à travers l’histoire forment les citoyens de demain et prennent des risques pour former nos enfants », a ajouté la cheffe de l’UNESCO.

M. Moratinos a exprimé ses sincères condoléances à la famille de la victime de cet attentat ainsi qu’au gouvernement et au peuple français.

« Le Haut Représentant souligne que l'unité, la paix et la tolérance sont enracinées dans les religions de tout le champ confessionnel. Il réaffirme que le respect de l'autre, quelles que soient sa culture, sa religion, ses croyances ou sa race, est essentiel pour vivre ensemble dans des sociétés justes, pacifiques et inclusives », a déclaré sa porte-parole.

Le chef de l’UNAOC a également rappelé que la liberté de religion ou de croyance et la liberté d'expression sont ancrées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il a également souligné que les discours de haine et la stigmatisation sèment la division et fragmentent les sociétés.

« (M. Moratinos) réaffirme que ce crime horrible ne doit pas décourager notre engagement et notre volonté de nous opposer aux politiques de division et aux idéologies extrémistes dans toutes ses manifestations », a conclu sa porte-parole. 

 

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