Mali : l’ONU et ses partenaires condamnent les violences et appellent au dialogue

13 juillet 2020

Au Mali, les représentants de l’ONU et d’organisations partenaires se sont déclarés lundi préoccupés par l’évolution de la situation sociopolitique dans le pays et ont condamné les violences qui ont entraîné des pertes en vies humaines dans la capitale Bamako.

Depuis vendredi, Bamako est en proie à des troubles qui auraient fait plusieurs morts et des dizaines de blessés, à la suite de manifestations appelant le Président malien Ibrahim Boubacar Keïta à démissionner, selon la presse. Les manifestants reprochent au Président Keïta son échec à éliminer la violence des groupes djihadistes et des milices ethniques et des résultats contestés lors des élections législatives de mars.

Dans une déclaration conjointe, les représentants de l’ONU, de la Communauté économique ds Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine (UA) et de l’Union européenne (UE) au Mali déclarent regretter « que des édifices publiques et privés soient pris pour cible avec des violences ayant entrainé des pertes en vies humaines, de nombreux blessés et la dégradation des biens de l’Etat et des particuliers ».

Ils présentent « leurs condoléances les plus attristées aux familles éplorées et souhaitent un prompt rétablissement à tous les blessés ». Ils « condamnent avec vigueur toute forme de violence comme moyen de règlement de crise sociopolitique ».

Les représentants de l’ONU et des organisations partenaires condamnent également « l’usage de la force létale dans le cadre du maintien de l’ordre et invitent toutes les parties prenantes à la retenue et leur demandent de toujours privilégier le dialogue, la concertation et les canaux pacifiques de résolution des crises ».

Ils marquent leur préoccupation concernant l’arrestation des leaders du Mouvement M5-RFP, à la tête de la contestation, « toute chose qui ne permet pas au dialogue prôné par le Président de la République et le Premier ministre de se tenir en toute sérénité », et invitent le gouvernement malien « à créer les conditions du dialogue politique, notamment par la libération de ces leaders ».

Les représentants de l’ONU et des organisations partenaires se disent « persuadés que les conclusions de la récente mission ministérielle de la CEDEAO posent les bases d’une solution appropriée pour un accord politique de sortie de crise, comme l’a d’ailleurs souligné le Président de la République dans son dernier discours du 11 juillet 2020 ».

 

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