Journée des réfugiés : être solidaires de ceux qui fuient la guerre et les persécutions

20 juin 2020

A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés (20 juin), les Nations Unies appellent chacun d’entre nous à faire preuve de solidarité envers les personnes contraintes de fuir leurs foyers et leurs pays.

80 millions. C’est le nombre de femmes, d’enfants et d’hommes dans le monde entier qui ont été contraints de quitter leur foyer en tant que réfugiés ou personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. « Un nombre record », a rappelé Filippo Grandi, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. « Fait plus choquant encore : dix millions de ces personnes ont fui au cours de la seule année dernière », a, de son côté, précisé António Guterres, le Secrétaire général de l’ONU qui fut pendant 10 ans à la tête du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Réponse au coronavirus : prendre en compte les réfugiés

Cette année, le coronavirus constitue une menace supplémentaire pour les personnes réfugiées et déplacées, qui comptent parmi les plus vulnérables. Dans sa récente note de synthèse sur la Covid-19 et les personnes en situation de déplacement, le Secrétaire général a appelé les gouvernements à s’assurer qu’elles soient prises en compte dans tous les plans de riposte et de relance.

Le HCR est habitué aux défis. Depuis plus de 70 ans, l’agence onusienne est présente en première ligne lors d’innombrables situations d’urgence. « Pourtant, cette pandémie mondiale est d’une ampleur totalement inédite. Notre priorité sera toujours de demeurer auprès des réfugiés, des déplacés et des apatrides, et d’accomplir notre mandat de protection. Mais nous ne pouvons pas le faire seuls », a dit M. Grandi.

90% des réfugiés vivent dans les pays les plus pauvres

Les Nations Unies ont, de nouveau, salué « la générosité et l’humanité » des communautés et des pays qui accueillent les réfugiés et personnes déplacées. « (Ces pays) ont souvent leur propre lot de difficultés économiques et de problèmes de sécurité », a rappelé M. Guterres.

Et pourtant, « les communautés d’accueil - en particulier dans les pays les plus pauvres, où vivent près de 90% des réfugiés dans le monde - ont continué de faire preuve d’une remarquable hospitalité et (…) manifestent les valeurs et principes universels de compassion et d’humanité », a dit M. Grandi. « Elles accueillent et protègent des réfugiés depuis des années, voire des générations, et le fait de continuer à défendre ces valeurs en temps de pandémie constitue un puissant message d’espoir et de solidarité », a dit le chef du HCR.

« Chacun de nous peut agir. Chaque geste compte »

En cette Journée mondiale des réfugiés, le Secrétaire général a rappelé « notre obligation fondamentale d’accueillir celles et ceux qui fuient la guerre et les persécutions ». Le HCR a appelé à accroître la solidarité et les efforts mondiaux pour inclure et soutenir les réfugiés, les déplacés et les apatrides, ainsi que leurs hôtes. « Qui que vous soyez. D’où que vous veniez. Chacun de nous peut agir.Chaque geste compte », a dit M. Grandi.

Ce que les Etats doivent faire

- Mettre fin aux conflits et aux persécutions qui sont à l’origine des déplacements forcés de populations.

- Rétablir l’intégrité du régime international de protection des réfugiés.

- Honorer les promesses formulées lors du Forum mondial sur les réfugiés en décembre dernier, afin que les réfugiés et les communautés d’accueil reçoivent l’appui dont ils ont besoin.

- Poursuivre les réponses qui ont suivi le Pacte mondial sur les réfugiés (décembre 2018). Les donateurs bilatéraux, les institutions financières internationales et le secteur privé ont répondu à la crise des déplacements forcés en allouant des niveaux d’aide sans précédent pour les réfugiés. Un tel soutien doit se poursuivre et s’intensifier afin que les pays d’accueil aient les ressources nécessaires pour inclure les réfugiés et les déplacés, et veiller à ce que les disparités économiques et sociales ne conduisent pas à des divisions au sein des communautés et entre elles. Il faut également investir davantage dans les pays d’origine pour faire en sorte que le retour des réfugiés reste une option viable.

 

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