Des millions de personnes en crise ont toujours besoin de l’aide de l’ONU en pleine pandémie de COVID-19

17 mars 2020

Plus de 100 millions de personnes dans le monde entier dépendent de l’aide vitale des agences des Nations Unies et continueront d’en avoir besoin alors que le COVID-19 poursuit sa propagation dans le monde, a déclaré mardi un porte-parole du Bureau de la coordination humanitaire des Nations Unies (BCAH).

« La pandémie de coronavirus est désormais présente dans plus de 140 pays. Certains de ces pays, sont déjà en crise humanitaire en raison de conflits, de catastrophes naturelles et du changement climatique, et abritent des millions de personnes qui ont déjà besoin de notre aide d’urgence », a déclaré Jens Laerke, porte-parole du BCAH lors d’une conférence de presse à Genève.

« La priorité absolue d’OCHA est de continuer à fournir une aide vitale à ces personnes », a souligné M. Laerke.

« Cela signifie qu’il faut continuer à mettre l’accent sur la coordination entre les différents groupes du système humanitaire afin que nous disposions des ressources dont ils ont besoin et maintenir des opérations humanitaires efficaces ne laissant personne derrière », a-t-il ajouté.

Dans ce dispositif, le BCAH indique travailler « en étroite collaboration » avec les États membres des Nations Unies et le secteur privé afin de garantir que le financement des équipements soit disponible pour lutter contre COVID-19 dans les pays les plus vulnérables du monde.

« Dans les pays où nous opérons, OCHA travaille également avec les coordinateurs résidents et humanitaires des Nations Unies pour s’assurer que l’aide continue d’atteindre les familles et les communautés qui en ont le plus besoin », a-t-il fait valoir tout en ajoutant que le BCAH fait tout son possible « pour que le système d’intervention humanitaire continue de fonctionner ».

L’ONU prépare un appel de fonds consolidé sur Covid-19

Face la propagation de la pandémie, les agences des Nations Unies évaluent actuellement où et comment les opérations humanitaires sur le terrain sont perturbées afin de trouver des solutions le plus rapidement possible.

« Nous prenons des précautions pour assurer la sécurité du personnel et des personnes que nous servons », a déclaré M. Laerke, tout en rappelant le travail de sensibilisation à l’intention des « communautés vulnérables pour les informer sur la manière de se protéger de COVID-19 ».

Il est important que les ressources et les capacités ne soient pas détournées de ces activités qui sauvent actuellement des vies - Jens Laerke, porte-parole de l'OCHA

S’agissant du financement, « l’OMS a lancé un appel de 675 millions de dollars pour financer la réponse à la pandémie COVID-19 », a-t-il fait remarquer, tout en ajoutant que des travaux sont en cours pour coordonner un appel humanitaire mondial consolidé.

Entre-temps, le Coordinateur des secours d’urgence, Mark Lowcock, a débloqué 15 millions de dollars du Fonds d’intervention d’urgence des Nations Unies pour aider à financer les efforts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (l’UNICEF) visant à contenir le virus dans les pays vulnérables. D’autres fonds communs basés dans les pays ont également permis de renforcer la préparation immédiate en Afghanistan, au Soudan et en Jordanie.

Par ailleurs, le BCAH plaide pour que la réponse humanitaire critique existante dans le monde entier doit être maintenue. D’autant que l’agence onusienne redoute qu’une crise comme celle-là pousse les autres urgences à « tomber dans l’ombre ».

« Il est important que les ressources et les capacités ne soient pas détournées de ces activités qui sauvent actuellement des vies », a conclu le porte-parole d’OCHA.

 

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