Réfugiés : la protection des enfants doit être une priorité absolue des États (UNICEF)

3 mars 2020

L’UNICEF a exhorté mardi tous les États concernés et notamment la Turquie, la Grèce et la Bulgarie à respecter leurs engagements internationaux en matière de protection des enfants contre la violence et le danger, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent.

« Le moment est venu de garantir un accès sûr à l'asile et à la protection internationale, plutôt que des actions et des déclarations incitant à la xénophobie ou alimentant la discrimination », a déclaré Afshan Khan, Directrice régionale de l'UNICEF pour l'Europe et l'Asie.

« Le moment est également venu de faire preuve de solidarité européenne avec la Grèce et la Turquie - qui ont montré au monde leur générosité en accueillant et en hébergeant un grand nombre d'enfants et de familles. Aucun État ne peut gérer seul les flux de réfugiés et de migration. Tous les États ont intérêt à travailler ensemble pour protéger les enfants et les familles », a-t-elle souligné.

La mort d'un enfant, lundi parmi près de 50 personnes à bord d'un bateau qui a chaviré au large de l'île grecque de Lesbos, est un rappel tragique des voyages pénibles entrepris par les plus jeunes réfugiés et migrants en quête de sécurité en Europe, fait remarquer l’UNICEF.

Aucun État ne peut gérer seul les flux de réfugiés et de migration - Afshan Khan, Directrice régionale de l'UNICEF pour l'Europe et l'Asie

Que ce soit en mer, aux postes frontières ou dans les zones touchées par le conflit, les enfants sont les premières victimes, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) rappelle qu’au cours des dernières semaines, l'escalade de la violence dans le nord-ouest de la Syrie a déplacé plus de 575.000 enfants.

« L'UNICEF et ses partenaires sont sur le terrain et répondent aux besoins immédiats des enfants, en leur fournissant des abris, de l'eau, des articles d'hygiène, des couvertures et d'autres articles non alimentaires », a précisé Afshan Khan.

« Le Fonds s’efforce également de répondre aux besoins urgents des personnes bloquées le long de la frontière entre la Turquie et la Bulgarie, où de violents refoulements ont été signalés », a-t-elle ajouté.

Sur les quelques milliers de personnes actuellement concentrées près d'Edirne et le long de la frontière terrestre turco-grecque, on estime que 40 % sont des femmes et des enfants. Aussi, selon le Fonds, les États doivent faire tout leur possible pour empêcher que les plus innocents ne subissent d'autres préjudices.

« Déjà vulnérables, les enfants en déplacement ont besoin d'une protection urgente » a fait valoir Mme Khan.

« Aucun enfant ne devrait jamais avoir à risquer sa vie ou son avenir dans le désir d'être en sécurité », a-t-elle conclu.

 

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