Yémen : l’envoyé de l’ONU condamne l’escalade militaire

Martin Griffiths, Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Yémen lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation dans ce pays du Moyen-Orient
Photo : ONU/Loey Felipe
Martin Griffiths, Envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le Yémen lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation dans ce pays du Moyen-Orient

Yémen : l’envoyé de l’ONU condamne l’escalade militaire

Paix et sécurité

L'Envoyé spécial des Nations Unies pour le Yémen, Martin Griffiths, a condamné l'escalade militaire qui touche le pays après des mois de calme relatif.

L’escalade militaire est de retour au Yémen. Des frappes aériennes, des tirs de missiles et des attaques au sol auraient eu lieu dans les gouvernorats de Sanaa, Sa'dah et Marib, a indiqué le Bureau de l'Envoyé spécial.

Une attaque aérienne qui aurait frappé le camp militaire d'Al-Estiqbal dans la ville de Marib, à 120 kilomètres à l’est de la capitale Sanaa, a tué 83 soldats progouvernementaux. Une action jugée « particulièrement préoccupante », a souligné le bureau de l’envoyée onusien dans un communiqué publié au lendemain de l’attaque.

« J'ai déjà dit que les progrès durement gagnés que le Yémen a accompli en matière de désescalade sont très fragiles », a averti M. Griffiths. « De telles actions peuvent faire dérailler ces progrès ».

Des progrès que l’envoyé de l’ONU avait pourtant salué jeudi dernier lors d’une intervention devant le Conseil de sécurité, en se félicitant, notamment, de la réduction des opérations militaires sur le terrain.

L’Envoyé spécial a exhorté toutes les parties à arrêter l'escalade « maintenant » et de retirer leur énergie du front militaire pour le rediriger vers les efforts politiques.

« Les tables de négociation sont plus efficaces que les champs de bataille pour résoudre le conflit », a rappelé M. Griffiths.