Libye : le HCR préoccupé par des tirs d'obus près d'un centre pour réfugiés à Tripoli

3 janvier 2020

Le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, s’est déclaré vivement inquiet pour la sécurité des réfugiés et des demandeurs d’asile au Centre de rassemblement et de départ (GDF) à Tripoli en Libye, après que trois obus de mortier sont tombés près du site.

« Heureusement, il n’y a aucune victime », a déclaré le chef de la mission du HCR en Libye, Jean-Paul Cavalieri, dans une note à la presse.

Ce site relève de la juridiction du ministère libyen de l'Intérieur. Le HCR et son partenaire, LibAid, sont autorisés par les autorités libyennes à assurer des services au GDF depuis son ouverture en décembre 2018.

Le GDF avait été établi pour héberger des réfugiés identifiés pour une solution hors de la Libye, dans l’attente de leur évacuation.

« Avec près de 1000 personnes se trouvant actuellement dans ce site, dont des groupes comptant environ 900 personnes au total qui y sont entrées de façon spontanée depuis juillet 2019, il est sévèrement surpeuplé et ne fonctionne plus en tant que centre de transit », a souligné M. Cavalieri. « Le HCR exhorte toutes les parties au conflit en Libye à protéger les civils et les infrastructures civiles ».

De son côté, la Mission d’assistance des Nations Unies en Libye (MANUL) a salué sur son compte Twitter les appels à la désescalade et à la fin des hostilités, telle que l’Initiative nationale pour la paix annoncée mercredi par un groupe d’activistes dans l’est de la Libye.

« Cette initiative et les appels précédents similaires lancés par un certain nombre de parlementaires et d'autres groupes politiques et de la société civile devraient être soutenus et encouragés afin de faciliter le retour à une solution politique », a ajouté la MANUL. « Ces initiatives démontrent l'engagement du peuple libyen à mettre fin au bain de sang ; à promouvoir les droits humains ; à établir l'Etat de droit ; et à construire un État inclusif et uni pour tous les Libyens ».

Ces initiatives interviennent alors que le Parlement turc a donné jeudi 2 janvier son accord au Président Recep Tayyip Erdogan au déploiement de troupes turques en Libye en soutien au gouvernement d’accord national de Tripoli, menacé par une offensive du chef de guerre Khalifa Haftar, soutenu par la Russie, les Emirats arabes unis et l’Egypte.

 

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