Ebola en RDC : plus de 3.200 cas confirmés, 2.232 morts, selon un nouveau bilan

3 janvier 2020

Plus de 3.200 cas de maladie à virus Ebola ont été enregistrés en République démocratique du Congo (RDC) où l’épidémie de fièvre hémorragique a déjà tué plus de 2.200 personnes depuis août 2018, a indiqué vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Depuis le début de l’épidémie, le cumul est de 3.262 cas confirmés et 118 cas probables, selon le dernier bulletin de l’OMS sur la riposte à l’épidémie daté du jeudi 2 janvier. Parmi ces cas d’Ebola, 2.232 sont décédés, soit un taux de létalité global de 66%.

L’agence onusienne précise toutefois que ces données excluent les 173 cas pour lesquels les dates d’apparition n’ont pas été déclarées. Celles des dernières semaines sont sujettes à des retards dans la confirmation et la déclaration des cas, ainsi qu’à un nettoyage continu des données.

© UNICEF/Martine Perret
Une survivante d'Ebola est fêtée devant l'unité de traitement Ebola à Mangina, en République démocratique Congo. (août 2019)

Les femmes représentent plus de la moitié des cas

Sur le total des cas confirmés et probables, plus de la moitié (1.900 cas) était des femmes et les enfants de moins de 18 ans représentent le tiers, avec 953 cas. Environ 5% de tous les cas déclarés sont des travailleurs de la santé.

De façon générale, 40 cas confirmés ont été signalés au cours des trois dernières semaines (11 décembre au 31 décembre), dans 10 secteurs de cinq zones sanitaires actives voisines dans la province du Nord-Kivu. Il s’agit notamment de Mabalako, avec plus de la moitié (27 cas), Butembo (5), Kalunguta (5), Katwa (2) et un cas à Biena. La majorité des cas (75% soit 30 cas) sont liés à des chaînes de transmission connues.

Les actions de lutte contre Ebola sont régulièrement perturbées en raison de l’insécurité causée par la présence de nombreux groupes armés dans les zones touchées. Des membres des équipes anti-Ebola ont été tués ou blessés dans des violences dans le Nord-Kivu et en Ituri.

OMS/J.D. Kannah
Muhindo, un jeune survivant d'Ebola, se fait vérifier les yeux pour s'assurer qu'il n'a pas de complications liées à la maladie.

Près d’une trentaine de cas dans la 2e quinzaine de décembre

Depuis le dernier bulletin d’information sur la maladie publié le 19 décembre 2019, 29 nouveaux cas confirmés ont été signalés du 18 au 31 décembre dans le foyer de maladie à virus d’Ebola (MEV) en cours dans la province du Nord-Kivu. Un individu classé comme un cas de rechute de la maladie a infecté plusieurs autres individus au sein de la famille et par transmission nosocomiale.

Selon l’OMS, les cas confirmés de cette semaine ont été signalés dans huit secteurs de quatre zones sanitaires. Il s’agit de Mabalako qui recensé plus de la moitié avec 18 cas. Le virus a été également signalé à Kalunguta (5 cas), Butembo (4 cas) et Katwa (2 cas).

Trois des quatre cas signalés à Butembo au cours des quatorze derniers jours sont liés à une chaîne de transmission de plus de 50 personnes provenant de l’aire de santé d’Aloya, dans la zone de santé de Mabalako.  Dans la zone de santé de Kalunguta, les cinq cas signalés entre le 24 et le 28 décembre 2019, constituent une chaîne de transmission épidémiologique distincte, bien que la source d’exposition fasse actuellement l’objet d’une enquête.

 

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