L'ONU appelle à soutenir et protéger les jeunes en première ligne pour la défense des droits de l’homme

10 décembre 2019

A l’occasion de la Journée des droits de l’homme, les Nations Unies appellent à soutenir et protéger les jeunes qui montent en première ligne pour défendre ces droits.

L’année 2019 a été marquée par un important élan de militantisme, notamment de la part des jeunes, sur de nombreux sujets notamment sur la question du climat. « Cette année, à l’occasion de la Journée des droits de l’homme, nous rendons hommage au rôle que jouent les jeunes dans la réalisation de ces droits », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.

Droit à un environnement sain, égalité des droits des femmes et des filles, participation aux prises de décisions, liberté d’expression et d’opinion. « Partout dans le monde, les jeunes manifestent, s’organisent et font entendre leur voix. Ils manifestent pour le droit à un avenir de paix, de justice et d’égalité des chances », a déclaré M. Guterres, dans un message publié à l’occasion de la Journée.

En cette Journée, M. Guterres a demandé à chacun et à chacune de soutenir et de protéger « les jeunes qui se dressent en faveur des droits de l’homme ».

Aider les jeunes à faire entendre leur voix

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a également été frappée par la forte mobilisation des jeunes. La Haut-Commissaire a rappelé que l’humanité a le devoir de veiller à ce que les jeunes puissent faire entendre leur voix.

« La Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, a montré un engagement ferme de la part des États à protéger les droits de tous – y compris de permettre aux générations futures de défendre la dignité humaine, l’égalité et les droits de l’homme », a dit Mme Bachelet dans un message publiée pour la Journée.

Dans toutes les régions du monde, les individus prennent la parole pour dénoncer les inégalités et les institutions répressives. La Haut-Commissaire a fait part de son admiration pour le courage, la lucidité et les principes de toutes ces personnes, « très jeunes parfois », qui s’expriment pacifiquement afin de redresser les torts de notre époque et permettre plus de liberté et de justice. « Elles sont le reflet vivant des droits de l’homme », a-t-elle dit.

Pour le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Tijjani Muhammad-Bande, l'engagement actif des jeunes dans toutes les facettes de la vie est essentiel pour parvenir à des sociétés inclusives et stables.

« Nous devons utiliser l'idéalisme des jeunes et leur donner les moyens de défendre l'égalité des droits et le traitement équitable de chacun, partout dans le monde », a dit M. Muhammad-Bande. « Nous devons nous assurer que les jeunes ont le droit de participer à la prise de décisions et de faire entendre leur voix », a-t-il ajouté.

Nous avons le devoir de veiller à ce que les jeunes puissent faire entendre leur voix - Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

La cheffe des droits de l’homme de l’ONU a rappelé que chaque personne a le droit de vivre à l’abri de toute forme de discrimination pour quelque motif que ce soit.

« Nous avons le droit à l’éducation, aux soins de santé, à des perspectives économiques et à un niveau de vie décent. Nous avons tous le droit de prendre part aux décisions qui affectent notre vie », a dit Mme Bachelet. « Ce sont nos moyens de subsistance, notre avenir, nos libertés, notre sécurité et notre environnement qui sont en jeu. Il s’agit non seulement de notre avenir, mais aussi de celui de nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants ».

Pour la Haut-Commissaire, tous les hommes et toutes les femmes doivent se mobiliser partout dans le monde – « de manière pacifique et déterminée » – afin de faire de notre société un monde où règnent les droits, la dignité et la liberté de choix pour tous.

« Les décideurs avaient parfaitement compris ce message en 1948 (année de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme DUDH). Le comprennent-ils aujourd’hui ? », a demandé Mme Bachelet qui a exhorté les dirigeants du monde entier à montrer la voie et à adopter une vision à long terme, « en mettant de côté les intérêts politiques nationaux mesquins pour le bien de tous, y compris eux-mêmes et tous leurs descendants ».

Le Secrétaire général de l’ONU a rappelé le principe universel des droits de l’homme. « Tous les êtres humains doivent pouvoir exercer tous leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels ; où qu’ils vivent ; indépendamment de leur race, de leur appartenance ethnique, de leur religion, de leur origine sociale, de leur genre, de leur orientation sexuelle, de leurs opinions politiques ou autres, de leur handicap, de leurs revenus ou de toute autre situation », a-t-il énoncé. Même rappel de la part du Président de l’Assemblée générale des Nations Unies : « Les droits de l'homme sont pour tout le monde », a rappelé M. Muhammad-Bande.

 

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