A Bangkok, Guterres appelle à surmonter la dépendance au charbon

2 novembre 2019

Le changement climatique est la plus grande menace au développement durable, a rappelé samedi le chef de l’ONU lors d’une visite dans la capitale thaïlandaise

 

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, est en Thaïlande pour participer au sommet de l’ASEA - l’Association des Nations d'Asie du Sud-Est qui se tient cette année à Bangkok.

Dans la capitale thaïlandaise, le Secrétaire général s’est rendu au Centenary Park, un nouveau parc où il a visité un projet d'atténuation du changement climatique dans le nouveau de Bangkok.

Lors de cette visite, M. Guterres a déclaré que « la dépendance au charbon doit être surmontée ». La dépendance mondiale au charbon « reste une menace majeure en matière de changement climatique et l'un des messages du sommet sera très clairement que les pays de ces régions sont des pays parmi les plus vulnérables au changement climatique », a t-il souligné devant la presse.

L’Asie du Sud-Est, le Japon, la Chine, le Bangladesh et l’Inde comptent parmi les zones les plus vulnérables au changement climatique. Selon une étude cité par le chef de l’ONU, la Thaïlande risque de voir 10% de sa population vivre dans des zones inondables en bord de la mer en raison d’une élévation du niveau de l’océan beaucoup plus rapide que prévu en raison du changement climatique.

« Selon ce nouveau rapport, à moins que nous ne puissions ... vaincre le changement climatique, en 2050, les recherches ont estimé que 300 millions de personnes seraient inondées par l'eau de mer dans le monde », a alerté M. Guterres, soulignant que le changement climatique constitue « la plus grande menace qui pèse sur la planète à l’heure actuelle [et] la question déterminante de notre époque ».

Réaffirmant son engagement à attirer l'attention mondiale sur la nécessité de « respecter ce que les scientifiques nous disent qu'il est nécessaire de faire », le chef de l’ONU a rappelé que « nous devons contenir la hausse des températures de 1,5 degré Celsius jusqu'à la fin du siècle » et « avoir une émission neutre en carbone en 2050 et réduire les émissions de 45% au cours de la prochaine décennie ».

« Nous devons mettre un prix sur le carbone », a-t-il poursuivi. « Nous devons arrêter les subventions pour les combustibles fossiles et… la création de nouvelles centrales électriques basées sur le charbon ».

Le Secrétaire général a également affirmé que les pays d’Asie du Sud-Est devaient montrer l'exemple « pour être en première ligne en matière de tarification du carbone, de suppression des subventions aux combustibles fossiles et à la construction de centrales électriques au charbon afin de lutter contre le changement climatique ».

Un exemple qui permettrait selon M. Guterres de préserver l’avenir « de belles villes comme Bangkok et d’autres que nous voulons (garder) comme patrimoine de l’humanité pour toujours ».

 

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