A Copenhague, Guterres invite les pays à suivre le leadership du Danemark dans l’action pour le climat

10 octobre 2019

En visite à Copenhague, le chef de l’ONU a salué le leadership du gouvernement danois dans la lutte contre le changement climatique.

La capitale du Danemark réunit depuis mercredi le Sommet mondial des maires du C40 – un rassemblement de 94 grandes villes du monde entier engagées dans l’action pour le climat.

A cette occasion, 14 villes (Barcelone, Copenhague, Guadalajara, Lima, Londres, Los Angeles, Milan, Oslo, Paris, Quezon City, Séoul, Stockholm, Tokyo et Toronto) se sont engagées à mettre en oeuvre des politiques alimentaires durables pour répondre à « l'urgence climatique mondiale ».

La réunion du C40 constitue « un important suivi » du Sommet Action Climat qui s’est tenu à New York il y a deux semaines au siège de l’ONU, a dit le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, lors d’une conférence de presse.

Nous savons tous que l'urgence climatique s'aggrave de jour en jour - António Guterres

Aux côtés de la Première Ministre danoise, Mette Frederiksen, le chef de l’ONU a salué l’engagement de Copenhague dans la lutte contre le changement climatique.

Lors du Sommet Action Climat, le Danemark a co-dirigé le segment consacré à la transition énergétique. Le gouvernement danois est également partenaire de la nouvelle plate-forme d'investissement pour le climat qui vient d'être lancée à New York.

« Et le Danemark est l’un des pionniers en matière d’efficacité énergétique et de transition vers notre avenir économique - l’économie verte », a déclaré M. Guterres.

Photo UNOPS
Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, lors d'une conférence de presse à Copenhague, au Danemark.

Conférence sur le climat à Santiago en décembre

En marge de la réunion C40, le chef de l’ONU a rappelé un évidence : « Nous savons tous que l'urgence climatique s'aggrave de jour en jour, tempête après tempête, sécheresse après sécheresse, incendie après incendie ».

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre augmentent partout sur la planète qui vient de vivre l'été le plus chaud dans son hémisphère Nord et le deuxième hiver le plus chaud dans l'hémisphère Sud.

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les années 2015 à 2019 ont été les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées. « Et nous voyons toujours d’énormes subventions pour les combustibles fossiles, les centrales à charbon et d’autres mauvaises habitudes », a déploré M. Guterres.

A deux mois de la Conference de l’ONU sur le climat (COP24) qui doit se tenir à Santiago, au Chili, le Secrétaire général a rappelé que des solutions existent et ont été mises en avant lors du Sommet Action Climat.

« La technologie est de notre côté. Et, comme vous le savez, nous avons une feuille de route : le Programme de développement durable à l'horizon 2030 et l'Accord de Paris. Et la science nous dit aussi qu'il n'est pas trop tard », a-t-il dit.

Mais des actions drastiques s’imposent « pour éviter le gouffre climatique », a dit M. Guterres. « Nous devons réduire les émissions de gaz à effet de serre de 45% d’ici 2030 ; atteindre la neutralité carbone d'ici 2050 ; et limiter la hausse de température à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle », a-t-il une nouvelle fois rappelé.

A cet égard, « le Danemark fait preuve d’ambition », estime le chef de l’ONU qui a continué d’inviter « tous les pays, y compris les plus grands émetteurs, à faire preuve de leadership ».

 

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