En Afrique centrale, le bureau régional de l’ONU œuvre au dialogue et à la prévention des crises

12 septembre 2019

Le Conseil de sécurité a salué jeudi le rôle joué par le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (BRENUAC) pour faciliter le dialogue et résoudre les crises qui touchent la région.

Le BRENUAC facilite « un dialogue politique ouvert » au Cameroun, au Gabon, en Guinée équatoriale, en République du Congo, à Sao Tomé-et-Principe et au Tchad, a rappelé le Conseil de sécurité dans une déclaration publiée par sa Présidence.

Le bureau régional œuvre également à promouvoir la stabilité dans la région et à aider les pays de la sous-région à consolider la paix, apaiser les tensions, et prévenir ou atténuer les crises politiques.

Etablie en 2011 comme relais de diplomatie préventive et de résolution pacifique des conflits dans la région, le BRENUAC a fait l’objet d’un examen stratégique de son mandat et de ses activités qui a abouti à des recommandations formulées par le Secrétaire général de l’ONU.

Le Conseil s’est félicité des recommandations faites pour renforcer les activités du BRENUAC dans les domaines suivants : alerte rapide et analyse tenant compte des questions de genre ; bons offices hors du cadre de la mission, en particulier jusqu’au prochain cycle électoral qui se déroulera dans la région ; appui à la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et renforcement de ses capacités ; renforcement des partenariats avec la société civile et appui aux réseaux sous-régionaux de celle-ci. Le Conseil a réaffirmé qu’il s’agit des principales priorités à mettre en œuvre par le BRENUAC durant le reste de son mandat.

Les membres du Conseil se réjouissent de la coopération entre les autres entités de la région et le BRENUAC. Il encourage ce dernier, le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), la CEEAC, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les équipes de pays des Nations Unies à continuer d’élargir leur coopération en vue d’éliminer les menaces transfrontières et de régler les questions interrégionales telles que la crise du bassin du lac Tchad, la transhumance, les déplacements forcés de population et la sécurité maritime dans le golfe de Guinée.

Prendre en compte les changements climatiques et écologiques comme facteurs d’instabilité

Le Conseil a invité le BRENUAC à prendre en compte les changements climatiques et écologiques, ainsi que les catastrophes naturelles, parmi les facteurs qui nuisent à la stabilité dans la région de l’Afrique centrale, notamment en raison de la sécheresse, de la désertification, de la dégradation des sols et de l’insécurité alimentaire qu’ils provoquent.

Il continue de souligner qu’il importe que les gouvernements et les Nations Unies adoptent des stratégies à long terme, fondées sur des évaluations des risques, pour favoriser la stabilisation et renforcer la résilience, et demande par ailleurs que ces informations soient prises en considération par le BRENUAC dans ses activités.

Le Conseil de sécurité a souligné qu’il importe que la répartition des tâches du BRENUAC et des autres entités des Nations Unies soit bien définie. Il s’est félicité notamment de la recommandation tendant à la mobilisation de l’appui régional au processus de paix en République centrafricaine (RCA), en consultation étroite avec la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation dans le pays (MINUSCA).

Les membres du Conseil ont également relevé avec satisfaction la recommandation tendant à une répartition claire des tâches entre le BRENUAC et les autres entités des Nations Unies, comme la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour la région des Grands Lacs et le Bureau de l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Burundi.

Le Conseil a encouragé le BRENUAC à s’appuyer sur le partenariat qu’il a établi avec les coordonnateurs résidents et les équipes de pays des Nations Unies, ainsi qu’avec les directeurs régionaux compétents du Bureau de la coordination des activités de développement, l’objectif étant de favoriser plus avant les initiatives transfrontières.

 

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