Libye : le Conseil de sécurité appelle les parties à revenir à la médiation politique de l’ONU

5 juillet 2019

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a condamné « l'attaque » meurtrière perpétrée mardi contre un centre de détention situé près de Tripoli.

Une frappe aérienne contre le centre de détention de migrants à Tajoura, à l’est de la capitale libyenne, a fait 53 morts et plus de 130 blessés. L’attaque avait été condamnée cette semaine par le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a réclamé une enquête indépendante.

Les membres du Conseil restent préoccupés par les conditions dans les centres de détention « qui relèvent de la responsabilité du gouvernement libyen », ont-ils souligné.

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Dans une déclaration de presse rendu public vendredi, les membres du Conseil de sécurité ont souligné la nécessité pour toutes les parties libyennes « de désamorcer de toute urgence » la situation et de s'engager en faveur d'un cessez-le-feu.

Les membres du Conseil ont en outre appelé toutes les parties à revenir rapidement à la médiation politique de l’ONU et réaffirmé leur soutien total au Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Ghassan Salamé. « Une paix et stabilité durables en Libye ne seront possibles que grâce à une solution politique », ont rappelé les 15 membres du Conseil dans leur déclaration, prenant note des efforts en cours déployées par l'Union africaine, la Ligue arabe et d'autres parties pour mettre fin au conflit.

L’aide humanitaire ne doit pas être entravée et l’embargo sur les armes doit être respecté

Le Conseil de sécurité a également exprimé sa « profonde préoccupation » face à l'aggravation de la situation humanitaire en Libye et appelé les parties à permettre aux agences humanitaires de disposer d’un accès sans restriction.

Les membres du Conseil ont appelé à « un respect absolu » de l'embargo sur les armes par tous les États membres des Nations Unies, conformément à la résolution 1970 du Conseil de sécurité. Réaffirmant l'importance de la souveraineté, de l'indépendance et de l'intégrité territoriale de la Libye, ils ont appelé tous les États membres « à ne pas intervenir dans le conflit, ni à prendre des mesures qui exacerbent le conflit ».

 

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