Publication d'une nouvelle classification pour renforcer les alertes en cas de crise alimentaire (FAO)

25 avril 2019

Après des consultations approfondies, les experts en sécurité alimentaire et nutritionnelle de 15 organisations ont publié de nouvelles directives mondiales qui vont permettre d’affiner l’analyse de la sécurité alimentaire et de la nutrition, notamment dans les zones où l’accès humanitaire est limité ou inexistant, a annoncé jeudi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Le Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) est une initiative mondiale regroupant plusieurs partenaires. Elle repose sur un ensemble d’outils analytiques et de procédures complémentaires permettant de classer la gravité et l’ampleur de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition.

L’IPC a été mis au point en Somalie en 2004. Aujourd’hui, l’IPC est utilisé dans plus de 30 pays, notamment lors de crises prolongées et de situations d’insécurité alimentaire chronique.

Outre la phase de l’IPC centrée sur l’insécurité alimentaire aigüe, la troisième version du Manuel technique IPC intègre deux nouvelles phases pour mesurer l’insécurité alimentaire chronique et la malnutrition aigüe. Elle inclue également une nouvelle classification de la phase 5 de l’IPC sur l’insécurité alimentaire aigüe, intitulée « Faim aigüe probable ».

« Il s’agit d’un développement majeur, en particulier en ce qui concerne les crises humanitaires en zones de conflit, où l’accès humanitaire est extrêmement difficile ou impossible. La version 3.0 du Manuel technique de l’IPC améliorera notre capacité à tirer des enseignements dans ces zones afin de mieux informer les décideurs », a déclaré José Lopez, Responsable du programme mondial IPC.

Les versions précédentes du manuel ont servi de base à la déclaration d’une situation de famine en Somalie en 2011 et au Soudan du Sud en 2017, et ont éclairé les prises de décision en matière d’intervention humanitaire.

La classification « Faim aigüe probable » s’appliquera aux régions où les preuves disponibles pour établir la classification de la famine sont insuffisantes, en raison des circonstances sur le terrain, mais où les informations disponibles indiquent que la famine risque de se produire ou se produira.

Cela renforcera la capacité de l’IPC à alerter sur une situation de famine potentielle dans des contextes où le manque de données faisait auparavant figure d’obstacle.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Le Fonds d’intervention d’urgence de l’ONU débloque 125 millions de dollars pour des crises sous-financées

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d'urgence, Mark Lowcock, a approuvé jeudi l'octroi de 125 millions de dollars du Fonds central d'intervention d'urgence (CERF) pour appuyer des opérations d’assistance dans 13 situations d'urgence sous-financées.