Libye : les combats à Tripoli ont fait 56 morts en une semaine, selon l’OMS

11 avril 2019

Les combats dans la capitale libyenne Tripoli auraient fait 56 morts et 266 blessés au cours des six derniers jours, a indiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui continue de mobiliser ses équipes pour venir en aide aux populations les plus vulnérables et soutenir les hôpitaux débordés.

« Au cours des six derniers jours, de violents bombardements et des coups de feu dans la capitale libyenne ont fait 266 blessés et 56 morts, dont un chauffeur d’ambulance et deux médecins », a précisé l’OMS dans un communiqué rendu public ce jeudi à Genève.

L’agence onusienne s’efforce d’agir rapidement pour fournir aux hôpitaux de campagne et ambulances des approvisionnements essentiels pour sauver des vies en Libye.

Selon l’OMS, des milliers de personnes ont fui leur foyer, tandis que d’autres se retrouvent piégées dans des zones de conflit. « Les hôpitaux à l’intérieur et à l’extérieur de la ville de Tripoli, reçoivent chaque jour des victimes », a ajouté l’agence onusienne.

Face à cette situation, l’OMS a envoyé des équipes médicales d’urgence pour aider les hôpitaux de première ligne à faire face à la charge de travail. « Il s’agit aussi de soutenir le personnel chirurgical en collaboration avec le ministère de la Santé », a ainsi précisé le Représentant de l’OMS en Libye, le Dr Syed Jaffar Hussain, cité dans le communiqué.

A cet égard, l’OMS a augmenté ses stocks de matériel médical dans les zones touchées par les combats. En plus de prépositionner du matériel médical pour soutenir les hôpitaux de Tripoli, l’agence spécialisée de l’ONU a également envoyé une équipe médicale d’urgence avec des fournitures traumatologiques à l’hôpital de Tarhouna, près de Tripoli.

En outre, l’OMS travaille avec des partenaires pour répondre aux besoins médicaux des personnes déplacées et des migrants. « Mais le travail des équipes d’ambulances et des hôpitaux est entravé par les bombardements incessants et les affrontements armés, y compris autour des zones résidentielles très peuplées », a mis en garde l’OMS. Selon l’agence onusienne, les équipes d’urgence sont confrontées à des pénuries de carburant et les migrants, qui ont été déplacés des centres de détention, ne reçoivent peut-être pas les soins médicaux dont ils ont besoin.

Dans ces conditions, l’OMS redoute qu’un conflit prolongé ne fasse plus de victimes, mais aussi que les ressources limitées de la région et les infrastructures de santé ne soient endommagées. « Nous appelons la communauté internationale à assurer un financement adéquat pour soutenir la crise actuelle », conclu Dr Hussain.

 

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