Sahara occidental : l’envoyé de l’ONU appelle à continuer à rechercher un compromis

22 mars 2019

A l’issue d’une table ronde de deux jours à Genève, l’Envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental, Horst Köhler, a souligné vendredi qu’il fallait continuer sans relâche à rechercher un compromis pour mettre fin au conflit au Sahara occidental.

Cette table ronde, à laquelle le Maroc, le Front Polisario, l’Algérie et la Mauritanie ont participé, intervient après celle organisée à Genève en décembre 2018.

« Cette fois, mon intention était de consolider la dynamique positive créée par la première réunion et de commencer à aborder des questions plus substantielles », a dit M. Köhler lors d’un point de presse à l’issue de la table ronde.

« Cela ne surprendra personne si je vous dis que cela n’est pas et ne sera pas facile. Il reste encore beaucoup de travail pour les délégations. Personne ne devrait s'attendre à un résultat rapide, car de nombreuses positions divergent toujours fondamentalement », a-t-il ajouté.

Selon l’envoyé de l’ONU, « des efforts réels sont nécessaires pour créer la confiance nécessaire pour progresser ». Il a donc encouragé les délégations à explorer des gestes de bonne foi et des actions concrètes qui vont au-delà de la table ronde.

Les coûts du conflit sont trop élevés

« Cette réunion a montré que toutes les délégations sont conscientes que de nombreuses personnes, en particulier celles qui sont directement touchées par le conflit, placent leur espoir dans ce processus », a dit M. Köhler. « Les coûts de ce conflit, en termes de souffrance humaine, d'absence de perspectives pour la jeunesse et de risques pour la sécurité, sont beaucoup trop élevés pour être acceptés. Par conséquent, nous devons poursuivre sans relâche notre recherche d’un compromis. Avec tous les hauts et les bas inévitables, nous ne devons pas perdre de vue que la population du Sahara occidental a besoin et mérite que ce conflit prenne fin. C’est dans cet esprit que je suis reconnaissant aux délégations d’avoir accepté de poursuivre ce processus et de se réunir à nouveau dans ce format ».

A l’issue des discussions, les quatre délégations se sont mises d’accord sur un communiqué conjoint. Dans ce communiqué, elles ont salué le nouvel élan créé par la première table ronde de décembre dernier et se sont engagées à continuer de s’impliquer dans ce processus avec sérieux et respect. Les délégations ont convenu qu'il fallait renforcer la confiance.

« Les délégations ont eu des discussions approfondies sur les moyens de parvenir à une solution politique, mutuellement acceptable, de la question du Sahara occidental, qui soit réaliste, réalisable, durable, fondée sur un compromis juste, durable et assurant l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément à la résolution 2440 (2018) du Conseil de sécurité », souligne le communiqué conjoint.

« À cet égard, elles ont décidé de poursuivre la discussion afin d'identifier les éléments de convergence. Il y a eu un consensus sur le fait que l'ensemble du Maghreb bénéficierait grandement d'une solution à la question du Sahara occidental. Les délégations ont également reconnu que la région avait la responsabilité particulière de contribuer à une solution », ajoute le communiqué.

 

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