Une équipe technique du Bureau des droits de l’homme de l’ONU attendue la semaine prochaine au Venezuela

8 mars 2019

Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a annoncé, ce vendredi à Genève, le déploiement d’une équipe technique la semaine prochaine au Venezuela. « Une équipe de cinq personnes du Bureau des droits de l’homme des Nations Unies doit se rendre dans ce pays du 11 au 22 mars 2019, à l’invitation du gouvernement vénézuélien », ont indiqué les services de la Haut-Commissaire Bachelet dans un communiqué rendu public ce vendredi à Genève.

Cette « mission technique préliminaire » est destinée à préparer une éventuelle visite de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet, qui a été officiellement invitée par le gouvernement vénézuélien en novembre, a précisé un communiqué de son bureau.

Elle doit permettre de « s’assurer que la Haut-Commissaire puisse accéder sans entrave aux personnes et aux lieux qu’elle devrait visiter pour se faire une idée claire de la situation des droits humains dans le pays ».

Le Haut-Commissariat a précisé que « dans les Etats où le bureau des Nations unies pour les droits de l’Homme n’est pas présent, il est d’usage d’envoyer une mission technique préliminaire avant l’éventuelle visite de la Haut-Commissaire ».

La situation au Venezuela sera examinée le 20 mars au Conseil des droits de l’homme

Au cours de sa visite, l’équipe aura des entretiens avec des responsables gouvernementaux, des représentants de l’Assemblée nationale, des organisations de la société civile et des victimes de violations des droits humains », a indiqué le communiqué. L’équipe doit se rendre à Caracas et dans d’autres villes dans plusieurs Etats du Venezuela.

Quelque 2,7 millions de Vénézuéliens ont fui leur pays depuis le début de la crise politique et économique en 2015, selon les chiffres de l’ONU.

A noter que lors de la présentation de son rapport annuel devant le Conseil des droits de l’homme, mercredi dernier à Genève, Mme Bachelet avait dénoncé la situation au Venezuela qui « illustre parfaitement la manière dont les violations des droits civils et politiques peuvent accentuer le déclin des droits économiques et sociaux ».

La Cheffe des droits de l’homme de l’ONU, qui doit s’exprimer le 20 mars sur le Venezuela, a fustigé les effets des violations des libertés fondamentales sur la situation économique des Vénézuéliens, mais aussi les conséquences des sanctions économiques.

Selon elle, cette situation montre également comment ces conditions socio-économiques, qui se détériorent rapidement, suscitent encore plus de protestations, mais aussi une répression encore plus grande, de nouvelles violations des droits civils et politiques, conduisant ainsi à une spirale d’accélération et de tendances fortement négatives.

« La crise politique, économique, sociale et institutionnelle qui en résulte est alarmante », avait-elle ajouté, tout en rappelant le nombre sans précédent de Vénézuéliens contraints de quitter leur foyer et leur pays, avec de graves conséquences pour la région.

 

 

 

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.