Pour faciliter le commerce africain, il faut améliorer les infrastructures et la logistique (CNUCED)

28 novembre 2018

Il est essentiel de faciliter le commerce africain si le continent veut relever les défis posés par l'évolution rapide des structures du commerce mondial, a déclaré le Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Mukhisa Kituyi, lors d’un forum cette semaine à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Le Forum africain des comités nationaux de facilitation des échanges est destiné à mettre en lumière les moyens de réduire les obstacles commerciaux sur le continent. Il dure du 27 au 29 novembre et se déroule à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA).

Le forum s'inscrit dans le cadre des efforts visant à mettre en œuvre l'accord de facilitation des échanges de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), entré en vigueur en février 2017 et qui pourrait contribuer à réduire les coûts du commerce. Il s'inscrit également dans la nouvelle impulsion donnée par l'Accord de libre-échange continental avec les pays africains (APECA), un jalon pour l'intégration régionale signé en mars 2018.

« L'Afrique est confrontée à un moment où les gains en matière d'accès au marché qui ont été négociés au cours des deux dernières décennies peuvent être sérieusement érodés si nous ne relevons pas les défis de la facilitation des échanges », a déclaré le Dr Kituyi.

Il a souligné que l’avantage concurrentiel de l’Afrique en matière de main-d’œuvre devait s’accompagner de plates-formes de transport de qualité, d’une plus grande efficacité dans la circulation transfrontalière des biens et des services, de meilleures procédures dans les ports et d’un régime prévisible de gestion logistique.

« Si l'Afrique veut commercer avec elle-même, nous devons comprendre quelles grandes routes et quels chemins de fer doivent être construits pour connecter les producteurs et les consommateurs africains », a dit le chef de la CNUCED.

Outre des comités commerciaux performants, les infrastructures et les investissements sont les principaux outils permettant de faciliter les échanges, a-t-il déclaré.

Selon la CNUCED, la facilitation des échanges est importante en Afrique, car les entreprises et les citoyens du continent assument une part injuste des coûts du commerce.

L’OMC estime que les coûts commerciaux actuels pour les pays en développement équivalent à l’application d’un droit de douane impressionnant de 219% sur leur commerce international et que la mise en œuvre complète de l’Accord sur la facilitation des échanges pourrait réduire les coûts commerciaux de l’Afrique.

Ce forum à Addis-Abeba est le premier d’une série de réunions à travers le monde pour soutenir la mise en œuvre de l’accord de l’OMC, qui, outre les mesures visant à stimuler le commerce, vise également à améliorer la perception des recettes, les contrôles de la sécurité et de la sûreté, y compris pour les produits alimentaires, et la rationalisation des agences gouvernementales.

 

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