Cameroun : le chef de l’ONU demande la libération immédiate des collégiens enlevés à Bamenda

6 novembre 2018

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a condamné mardi l'enlèvement présumé d'élèves et de membres du personnel d'une école secondaire de Bamenda, la capitale de la région du Nord-Ouest du Cameroun.

Selon les informations rapportées par la presse, des hommes armés non identifiés ont pris d'assaut dans la nuit de dimanche à lundi l'école secondaire presbytérienne située dans le quartier de Bamenda III, sur les hauteurs de la ville.

79 collégiens, leur principal, un chauffeur et un enseignant auraient été enlevés dans cette attaque.

M. Guterres a appelé à leur libération immédiate et à leur retour dans leurs foyers et leurs familles. « Rien ne peut justifier ces crimes contre des civils, en particulier des mineurs », a déclaré son porte-parole dans une déclaration de presse.

Cet enlèvement s’est produit dans un contexte particulièrement tendu dans la partie anglophone du Cameroun ou une crise oppose les séparatistes aux forces de l’ordre.

Le chef de l’ONU a réitéré la nécessité d’une solution aux crises qui touchent les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun par le biais d'un processus de dialogue inclusif. « Les Nations Unies sont prêtes à apporter leur aide à cet égard », a souligné son porte-parole.

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