Des centaines de milliers de femmes enceintes et allaitantes menacées par la famine au Yémen (UNFPA)

1 novembre 2018

La famine qui menace le Yémen est peut-être la pire de l’histoire récente et pourrait accroître les risques de décès de centaines de milliers de femmes enceintes et allaitantes souffrant de malnutrition dans ce pays, a prévenu jeudi l’agence des Nations Unies pour la santé reproductive.

« Le manque de nourriture, les déplacements, la malnutrition, les épidémies et l'érosion des soins de santé ont lourdement affecté la santé et le bien-être de 1,1 million de femmes enceintes et allaitantes souffrant de malnutrition, provoquant de nombreux cas de bébés prématurés ou ayant un faible poids, de saignements post-partum sévères et d’accouchements très dangereux pour la santé », a dit le Directeur de la région arabe au Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Dr Luay Shabaneh, dans un communiqué de presse.

Près de la moitié des établissements de santé ne fonctionnent plus au Yémen, y compris ceux qui fournissent des services de santé génésique censés diagnostiquer et traiter ces femmes.

« Avec un financement limité, l’appui de l’UNFPA à 184 établissements de santé offrant des services en matière de procréation peut s’arrêter si des ressources supplémentaires ne sont pas disponibles », a prévenu le Dr Shabaneh.

Un porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) à Genève, Hervé Verhoosel, a rappelé mercredi que le Yémen est actuellement la plus grande crise alimentaire dans le monde.

Deux tiers de la population yéménite - 18 millions de personnes - souffrent d’insécurité alimentaire. Plus de 8,4 millions d'entre elles vivent au bord de la famine en raison du conflit. Selon le PAM, ce nombre augmente quotidiennement et pourrait atteindre 14 millions dans les prochaines semaines.

C’est dans ce contexte que l’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, Martin Griffiths, s’est félicité mercredi des appels lancés récemment en faveur de la reprise immédiate du processus politique pour trouver une solution au conflit.

Le Secrétaire américain à la défense, Jim Mattis, et le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, ont appelé mardi à la fin de la guerre au Yémen, réclamant l’ouverture de négociations de paix d’ici 30 jours entre les rebelles Houthis et le gouvernement yéménite soutenu par une coalition menée par l’Arabie saoudite.

 

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