L’envoyé de l’ONU se félicite des appels en faveur d'une reprise immédiate du processus politique au Yémen

31 octobre 2018

L’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, Martin Griffiths, s’est félicité mercredi des appels lancés récemment en faveur de la reprise immédiate du processus politique et de mesures visant à mettre un terme aux hostilités au Yémen.

« L'Envoyé spécial souligne qu'il ne peut y avoir de solution militaire au conflit. L’Envoyé spécial continuera de travailler avec toutes les parties pour convenir de mesures concrètes pour épargner à tous les Yéménites les conséquences désastreuses d’un nouveau conflit et pour faire face de manière urgente à la crise politique, sécuritaire et humanitaire au Yémen », a dit son bureau dans un communiqué de presse.

Le Secrétaire américain à la défense, Jim Mattis, et le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, ont appelé mardi à la fin de la guerre au Yémen, réclamant l’ouverture de négociations de paix d’ici 30 jours entre les rebelles Houthis et le gouvernement yéménite soutenu par une coalition menée par l’Arabie saoudite.

Martin Griffiths a exhorté toutes les parties concernées à saisir cette occasion pour s'impliquer de manière constructive dans les efforts actuels des Nations Unies pour permettre « une reprise rapide des consultations politiques afin de convenir d'un cadre de négociations politiques et de mesures de renforcement de la confiance ».

S’agissant de ces mesures, il a cité en particulier le renforcement des capacités de la Banque centrale du Yémen, l'échange de prisonniers et la réouverture de l'aéroport de Sanaa.

« Nous restons déterminés à amener les parties yéménites à la table des négociations d'ici un mois. Le dialogue reste le seul moyen de parvenir à un accord inclusif », a ajouté M. Griffiths.

L’Envoyé spécial s’est dit encouragé par les contacts positifs avec le gouvernement yéménite et Ansarullah (mouvement houthi) et a déclaré qu’il continuerait de travailler avec toutes les parties concernées dans la région afin de parvenir à un règlement politique sans exclusive pour mettre fin au conflit au Yémen.

18 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire

De son côté, un porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM) à Genève, Hervé Verhoosel, a rappelé que le Yémen est actuellement la plus grande crise alimentaire dans le monde.

Deux tiers de la population yéménite - 18 millions de personnes - souffrent d’insécurité alimentaire. Plus de 8,4 millions d'entre elles vivent au bord de la famine en raison du conflit. Selon le PAM, ce nombre augmente quotidiennement et pourrait atteindre 14 millions dans les prochaines semaines.

 

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