Le Sénégal appelle les Etats à surmonter leurs divergences pour améliorer l’efficacité de l’ONU

29 septembre 2018

Le Ministre des affaires étrangères du Sénégal, Sidiki Kaba, a déclaré samedi à la tribune de l’Assemblée générale qu’il était nécessaire que les États surmontent leurs divergences idéologiques et politiques pour améliorer l’efficacité des Nations Unies, garante de « l’effectivité du multilatéralisme ».

« Il nous revient de prouver, si besoin en était encore, que l'ONU demeure une plate-forme incontournable dans
la conduite des affaires mondiales. Son échec est celui de tous. Son succès est aussi celui de tous », a-t-il dit.

Pour ce faire, la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030 est essentielle, a-t-il dit. Il a aussi appelé à conclure les négociations de Doha en prenant en compte les intérêts des pays en développement, notamment ceux de l’Afrique.

En tant que pays côtier vulnérable aux changements climatiques, le Sénégal soutient également le Fonds vert et l’Accord de Paris sur le climat. 

Le chef de la diplomatie sénégalaise a en outre estimé que les Etats membres devaient démontrer la volonté politique nécessaire pour corriger l’injustice historique de la sous-représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité, seul continent à ne pas disposer de siège permanent.

Il a ensuite appelé au respect des engagements pris lors de la rencontre portant sur la reconstitution du Fonds mondial destiné à l’éducation, qui s’est tenue à Dakar en février de cette année. Le Sénégal s’affaire également à mettre en œuvre son Plan Sénégal émergent à l’horizon 2035 afin d’améliorer la situation des femmes. 

M. Kaba a également souligné que son pays restait attaché à la réalisation de l'objectif de développement durable relatif à l'eau. Il a rappelé que son pays allait accueillir le 9ème Forum mondial de l'eau en 2021 et qu'il présidait cette année l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), « qui demeure un modèle mondialement connu et reconnu comme meilleur exemple en matière de gestion pacifique des eaux transfrontières ».

Le Ministre a aussi mis en avant la tenue, en janvier 2019, à Dakar, de la réunion sur l’émergence, et salué l’appui du Programme de développement des Nations Unies (PNUD) à la mise en œuvre du Programme d’urgence de développement communautaire, destiné à améliorer les conditions de vie des populations rurales.

Le Sénégal, a poursuivi M. Kaba, compte briguer la présidence du Conseil des droits de l’homme en 2019. Il a convié en terminant les État Membres au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, qui se tiendra en novembre prochain.

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

Le Sénégal, deuxième pays d’Afrique à adhérer à la Convention sur l’eau

Après le Tchad en février dernier, le Sénégal est devenu le deuxième pays du continent africain et hors de la région paneuropéenne à adhérer à la Convention sur la protection et l'utilisation des cours d'eau transfrontières et des lacs internationaux.