Libye : l’ONU s’efforce de préserver le cessez-le-feu qu’elle a négocié à Tripoli

5 septembre 2018

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la Libye, Ghassan Salamé, a déclaré mercredi devant le Conseil de sécurité que la mission onusienne qu’il dirige s’efforçait de préserver le cessez-le-feu qu’elle a négocié la veille entre belligérants à Tripoli, la capitale.

« Les violences qui ont dévasté la capitale depuis le 26 août ont brisé la façade de calme qui prévalait à Tripoli depuis mai 2017 », a expliqué M. Salamé devant les membres du Conseil. « La ville était au bord de la guerre totale. Le 4 septembre, la Mission a négocié un cessez-le-feu entre les principales parties au conflit. Cela a permis de mettre un terme aux combats et de rétablir l'ordre dans la ville ».

« La Mission s’emploie maintenant à protéger cette paix fragile et à lui permettre de prendre racine. Dans un premier temps, nous offrons une assistance technique et de bons offices à l’appui du cessez-le-feu », a ajouté le Représentant spécial.

Selon lui, pour rétablir la stabilité en Libye, il est urgent de mettre en place « des institutions civiles et militaires fortes et unifiées, au bénéfice de tous les citoyens ».

« Afin de soutenir le cessez-le-feu, nous travaillons à la révision des arrangements de sécurité à Tripoli afin de réduire l’influence des groupes qui utilisent les armes pour atteindre leurs objectifs », a-t-il précisé.

Dans les prochains jours, la Mission d’assistance des Nations Unies en Libye, la MANUL, continuera à mener de vastes consultations pour renforcer le cessez-le-feu et faciliter la mise en place d’un mécanisme de suivi.

« Dans le même temps, nous continuerons de travailler avec nos homologues libyens pour identifier des mesures concrètes visant à redéfinir la sécurité dans la capitale et à mettre en place des arrangements plus durables », a indiqué M. Salamé.

La deuxième priorité de la mission est de s'attaquer aux problèmes économiques qui sous-tendent la crise et érodent la vie quotidienne des citoyens à travers le pays, a-t-il dit.

« Je voudrais dire clairement que si une fin n'est pas mise au pillage des ressources, il y a peu de chances que nous puissions faire avancer les réformes économiques ou le processus politique » a-t-il ajouté. « Nous demandons instamment que l’on prenne des mesures pour mettre en oeuvre les réformes économiques convenues qui sont essentielles et attendues depuis longtemps ».

« Nous nous sommes également engagés à plaider pour une répartition plus équitable des richesses en Libye, en mettant l'accent non pas sur l’apaisement des groupes basé sur leur force militaire, mais sur la fourniture de services aux citoyens en fonction de leurs besoins », a expliqué M. Salamé.

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