Au Yémen, des enfants à nouveau la cible d’un raid aérien meurtrier (OCHA)

24 août 2018

Vingt-six enfants et quatre adultes ont été tués jeudi au Yémen dans deux raids aériens, a indiqué le Bureau de la Coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

Au moins 22 enfants yéménites et quatre femmes ont été tués dans une frappe aérienne jeudi alors qu'ils fuyaient les combats dans le district d'Al Durayhimi, dans le gouvernorat d'Hudaydah. Une autre attaque aérienne à Al Durayhimi jeudi a entraîné la mort de quatre enfants.

« C’est la deuxième fois en deux semaines qu’une attaque aérienne de la coalition dirigée par l’Arabie saoudite fait des dizaines de victimes civiles », a déploré Mark Lowcock, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les affaires humanitaires et Coordinateur des secours d'urgence.

Après la frappe aérienne contre un bus scolaire il y a deux semaines dans la ville de Saada, les Nations Unies avaient condamné les attaques contre des civils au Yémen et appelé à une enquête impartiale, indépendante et rapide sur ces incidents.

« J'avais espéré que l'indignation qui a suivi l'attaque de Saada au Yémen il y a deux semaines serait un tournant dans le conflit. Les attaques signalées hier à Al-Durayhimi, qui ont tué 26 enfants, montrent que ce n'était pas le cas », a pour sa part déclaré Henrietta Fore, la Directrice exécutive de l'UNICEF (Fonds des Nations Unies pour l’enfance).

La cheffe de l’UNICEF a rappelé que « la vie de milliers d'enfants vulnérables au Yémen doit être une priorité pour tous ».

M. Lowcock, s’est également dit profondément préoccupé par la proximité des attaques contre les sites humanitaires, notamment les établissements de santé et les infrastructures d’approvisionnement en eau et d’assainissement.

« L'ONU et ses partenaires font tout ce qu'ils peuvent pour atteindre les personnes avec une assistance. L'accès des travailleurs humanitaires aux personnes dans le besoin est essentiel pour faire face à la grave crise humanitaire au Yémen », a dit le Coordinateur des secours d'urgence, soulignant que les civils doivent pouvoir fuir volontairement les combats pour pouvoir accéder à l'aide humanitaire.

Le Yémen est la plus grande crise humanitaire au monde. Trois Yéménites sur quatre ont besoin d'assistance. En 2018, l'ONU et ses partenaires ont pu aider plus de 8 millions de personnes dans ce pays ravagé par une guerre civile depuis 2015.

M. Lowcock, a rappelé que les parties au conflit yéménite doivent respecter leurs obligations en vertu du droit international humanitaire « et celles qui exercent une influence sur elles doivent s’assurer que tout est mis en œuvre pour protéger les civils ».

Mme Fore a « une fois de plus » appelé les parties belligérantes, celles qui ont une influence sur elles, le Conseil de sécurité des Nations Unies et la communauté internationale, à agir pour mettre fin à ce conflit « une fois pour toutes ».

 

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