Défendre les droits des personnes handicapées est un impératif moral, déclare le chef de l'ONU

12 juin 2018

Cimenter et protéger les droits d'environ 1,5 milliard de personnes dans le monde conformément à la Convention relative aux droits des personnes handicapées est un « impératif moral », a déclaré mardi le Secrétaire général des Nations Unies António Guterres.

Il s'adressait à une conférence des signataires de la Convention au siège de l'ONU à New York, la décrivant comme l'un des traités internationaux sur les droits de l'homme les plus ratifiés.

« Mais signer et ratifier la Convention ne suffit pas. Sa mise en œuvre est essentielle », a déclaré M. Guterres. « Les sociétés doivent être organisées de manière à ce que toutes les personnes, y compris les personnes handicapées, puissent exercer librement leurs droits ».

« Nous ne pouvons pas nous permettre d'ignorer ou de marginaliser les contributions de 1,5 milliard de personnes », a-t-il déclaré, soulignant qu'il fallait faire plus pour que les personnes handicapées participent pleinement à la société.

Photo ONU/Mark Garten
Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres (au centre), à l'ouverture de la 11ème session de la Conférence des Etats parties à la Convention sur les droits des personnes handicapées.

 

Les personnes handicapées sont encore souvent confrontées à une discrimination ouverte, à des stéréotypes et à un manque de respect pour leurs droits humains fondamentaux - les femmes et les filles étant touchées de manière disproportionnée.

« Chaque minute, plus de 30 femmes sont gravement blessées ou handicapées lors de l'accouchement », a précisé le chef de l'ONU.

En outre, les femmes et les filles handicapées se heurtent à de multiples obstacles pour accéder à l'éducation, aux services de santé et aux emplois.

Il a conclu en notant qu'un examen approfondi porterait sur tous les aspects de la façon dont l'Organisation aborde le handicap, ainsi que sur un nouveau plan d'action des Nations Unies « pour nous aider à viser plus haut et tenir nos promesses ».

S’exprimant par l'intermédiaire d'un interprète, Colin Allen, Président de l'International Disability Alliance, a souligné la force de travailler ensemble pour parvenir à un changement véritable et significatif.

« Pour les personnes présentes dans cette salle, et pour plus d'un milliard de personnes que nous représentons », a déclaré M. Allen, « nous sommes en train de construire une plate-forme forte et solide qui nous fera avancer ».

Catalina Devandas Aguilar, Rapporteure spéciale des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées, a noté que même si des progrès ont été réalisés, ils n’atteignent pas tout le monde de la même manière.

« Il y a une forte demande pour des interventions publiques de meilleure qualité », a-t-elle déclaré. « Ce n'est qu'en travaillant ensemble que nous atteindrons notre objectif commun de ne laisser personne de côté ».

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