RCA : quinze otages de la LRA libérés lors d'une opération conjointe MINUSCA-FACA

3 avril 2018

Les quinze Centrafricains pris en otage par la LRA (Armée de résistance du Seigneur) le 31 mars dernier ont été libérés, a annoncé lundi à Bangui le Ministre Porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, lors d’une conférence de presse conjointe organisée avec la Mission de l’ONU pour le pays.

Cette prise d’otages avait eu lieu  lors d’une attaque de ce groupe rebelle ougandais dans le village de Koumbou, près la ville d’Obo.

Ces personnes ont été libérées le même jour, au cours d’une opération conjointe menée par les Forces armées centrafricaines (FACA) et le contingent marocain de la Mission multidimensionnelle de l’ONU pour la République centrafricaine (RCA).

Le Porte-parole du gouvernement, qui a salué le bon déroulement de cette opération, a affirmé que les ex-otages se portent bien et que les forces conjointes sont restées déterminées dans leur mission.

« Les éléments de la LRA ont pris en otage un certain nombre d’habitants, et sont partis avec eux en brousse. Les FACA et les éléments du contingent marocain de la MINUSCA ont décidé ensemble de lancer une poursuite. Cette poursuite a permis de retrouver les traces des otages et de leurs ravisseurs. Après échanges de coups de feu avec les assaillants, nos forces conjointes ont pu, dans leur riposte, libérer quinze otages et les ramener dans leur village de Koumbou », a déclaré le Porte-parole du gouvernement.

Pour sa part, le Directeur de la Division communication stratégique de la MINUSCA, Hervé Verhoosel, a réitéré le soutien de la Mission dans le cadre de la collaboration avec les forces de défense et de sécurité intérieures centrafricaines, afin d’apporter une protection aux civils.

« Partout où il y aura un déploiement des Forces de défense et de sécurité intérieures centrafricaines (FACA, police, gendarmerie), la MINUSCA veillera, comme elle le fait déjà aujourd’hui, à travailler main dans la main avec elles. Les exemples des dernières opérations conjointes prouvent que ces patrouilles et déploiements communs fonctionnent bien », a affirmé Hervé Verhoosel.

Mise en garde contre les groupes armés de PK5

Au cours de cette conférence de presse, le gouvernement a également mis en garde les bandes armées de PK5, un quartier de la capitale Bangui, concernant leurs attaques sur les civils et les Casques bleus. Samedi 31 mars, une patrouille de la Force de la MINUSCA a essuyé des tirs d’hommes armés et a riposté à l’attaque.

Le Ministre Porte-parole du gouvernement a fermement condamné cette attaque, tout en appelant ces groupes à déposer les armes. « Nous marquons un désaccord clair et complet par rapport à ces actes », a dit le Ministre. Il a aussi ajouté que l’heure n’est plus aux mouvements armés dans la capitale et que les groupes armés doivent déposer les armes afin de permettre à la population de vaquer librement à ses occupations. Les populations "quel que soit leur confession, ont droit à la quiétude, au calme et à la paix. Si à un moment donné, elles avaient pensé être protégées par ceux qu’on appelait des autodéfenses, l’heure n’est plus à cela. Et d’ailleurs […] ces groupes se sont retournés contre ces populations. Je crois qu’il est temps que cela cesse », a signifié le Porte-parole du gouvernement.

De son côté, Hervé Verhoosel, tout en condamnant cette attaque, a demandé aux groupes armés de déposer les armes, faute de quoi, le gouvernement et la Mission onusienne réagiront. « Nous demandons donc à ces groupes de déposer les armes, de le faire maintenant, de laisser partir les jeunes qui voudraient d'eux-mêmes quitter ces groupes armés, car ils ont droit à un avenir meilleur. Et si jamais cela n'est pas fait, le gouvernement et la MINUSCA prendront les mesures qui s’imposent », a-t-il dit.​

 

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