Guatemala, Honduras et Salvador : un expert appelle à une sélection transparente des procureurs généraux

3 avril 2018

Un expert indépendant nommé par le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a appelé mardi les gouvernements du Guatemala, du Honduras et du Salvador à montrer leur engagement à lutter contre la corruption en garantissant que le processus de sélection des procureurs généraux soit transparent et équitable.

Ces trois pays d’Amérique centrale doivent nommer de nouveaux procureurs généraux à partir du mois prochain.

« Ils auront un rôle clé à jouer pour briser la spirale de la violence dans ces pays », a déclaré le Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats, Diego García-Sayán. « Les nouveaux procureurs généraux seront confrontés à des défis majeurs tels que les organisations criminelles transnationales opérant dans la région, la corruption et l'impunité, qui entravent la sécurité et le développement » dans ces pays.

Au Guatemala, le processus est déjà en cours et le Président devrait nommer un nouveau procureur général d'ici mai 2018. Au Honduras, le comité de nomination sera établi en mars 2018 pour présélectionner les candidats et le gouvernement de Juan Orlando Hernández a prévu l'élection pour le dernier trimestre de 2018. Au Salvador, l'Assemblée législative devrait élire le procureur général entre novembre 2018 et janvier 2019.

« Les processus de sélection devraient être inclusifs, transparents et suivre des critères stricts, clairs et objectifs pour évaluer l'intégrité, la pertinence et les compétences des candidats. Il est essentiel que ces processus de sélection soient administrés avec transparence », a déclaré M. García-Sayán. « Les nouveaux procureurs généraux devraient avoir des références impeccables et de haut niveau dans leur domaine. Ils devraient comprendre l'importance des efforts de lutte contre la corruption, de l'indépendance de la justice et s'engager clairement à renforcer l'Etat de droit ».

Selon l’expert indépendant, il est essentiel que les femmes et les populations autochtones soient pleinement impliquées dans ces processus. « Les médias, les organes de contrôle indépendants et les organisations de la société civile doivent pouvoir jouer un rôle de surveillance et communiquer avec le public sans crainte de représailles ».

 

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