A Brasilia, l’ONU souligne qu’une bonne gestion de l’eau repose sur des solutions fondées sur la nature

19 mars 2018

A l’occasion du 8e Forum mondial de l’eau, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) et ONU-Eau ont plaidé pour une amélioration de l’approvisionnement et de la qualité de l’eau par des solutions fondées sur la nature.

Un plaidoyer lancé lors de la publication du Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau lors du Forum qui a ouvert ses portes lundi à Brasilia, la capitale du Brésil.

« Nous avons besoin de solutions nouvelles pour la gestion des ressources en eau afin de contrebalancer les défis émergents relatifs à la sécurité de l’eau que posent la croissance démographique et les changements climatiques », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay.

Dans la capitale brésilienne, la chef de l’UNESCO compte se faire le porte-voix de ceux dont l’accès à l’eau est limité et plaidera pour que soient atteints les Objectifs de développement durable (ODD) et cibles relatifs à l’eau, en particulier l’objectif 6 qui vise à garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement.

« D’ici 2050, environ cinq milliards d’êtres humains vivront dans des zones à accès pauvre en eau si nous ne faisons rien », a prévenu Mme Azoulay qui effectue au Brésil son premier déplacement officiel en Amérique latine depuis sa prise de fonction en novembre 2017.

Coordonné par le Programme mondial pour l’évaluation des ressources en eau de l’UNESCO, le Rapport mondial est le fruit de la collaboration des 31 entités des Nations Unies et des 39 partenaires internationaux qui constituent l’ONU-Eau. Il plaide en faveur de solutions fondées sur la nature pour améliorer l’approvisionnement et la qualité de l’eau et réduire l’impact des catastrophes naturelles.

« Ce Rapport propose des solutions fondées sur la nature pour la mise en valeur de l’eau. C'est un enjeu majeur que nous devons tous ensemble relever avec une approche vertueuse afin de prévenir les conflits liés à l’eau », a déclaré Mme Azoulay.

« Pendant trop longtemps, le monde s’est tourné en priorité vers les infrastructures construites par l’homme, qualifiées de ‘grises’, afin d’améliorer la gestion de l’eau. Ce faisant, les connaissances traditionnelles et autochtones qui adoptent une approche plus verte ont souvent été mises de côté », a pour sa part déclaré Gilbert Houngbo, le Président d’ONU-Eau.

« Trois ans après le lancement du Programme de développement durable à l’horizon 2030, il est temps pour nous de reconsidérer les solutions fondées sur la nature de manière à contribuer à la réalisation des objectifs relatifs à l’eau », a ajouté M. Houngbo qui est également Président du Fonds international pour le développement de l’agriculture (FIDA).

Organisé tous les trois ans, le Forum mondial de l’eau est le principal rendez-vous mondial où la communauté de l'eau et les décideurs travaillent à établir des plans d’action à long terme sur les défis de l'eau. Avec plus de 150 pays représentés, le Forum a pour ambition de sensibiliser et de renforcer l'engagement politique sur la question de l’utilisation et la gestion de l’eau.

Le Forum de Brasilia intervient alors que sera célébrée le 22 mars la Journée mondiale de l’eau et que s’ouvrira la Décennie internationale d’action sur le thème « L’eau et le développement durable » (22 mars 2018 - 22 mars 2028). Cette Décennie a pour objectif de renforcer la coopération et la mobilisation internationale afin de contribuer à la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD).

 

♦ Recevez des mises à jour quotidiennes directement dans votre boîte mail - Inscrivez-vous ici.
♦ Téléchargez l'application ONU Info pour vos appareils iOS ou Android.

Suivre l'actualité : précédents articles sur le sujet

« Faire en sorte que chaque goutte compte »: l'ONU appelle à remédier à la crise de l’eau

Aujourd'hui, 40% de la population mondiale est touchée par la pénurie d'eau et 80% des eaux usées sont rejetées dans l'environnement sans être traitées, selon le nouveau rapport du Groupe de haut niveau sur l’eau soumis mercredi au Secrétaire général de l’ONU, António Guterres.