Syrie : l’UNICEF marque 7 ans de « tristesse profonde » pour les enfants syriens

12 mars 2018

Chaque fille, chaque garçon syrien est aujourd’hui traumatisé à cause de la violence extrême dont il a souffert dans le conflit syrien, a déclaré lundi le Représentant régional de l'UNICEF pour le Moyen Orient, Geert Cappelaere, à l’occasion du septième anniversaire du début du conflit en Syrie.

« Ce sont sept ans de tristesse profonde pour les enfants syriens, sept ans où aucune des parties responsables de la guerre en Syrie n’a montré à aucun moment un respect pour ce principe sacré de la protection des enfants en toutes circonstances », a dénoncé Geert Cappalaere lors d’une interview accordée à ONU Info.

L’UNICEF signale que 50% enfants de plus ont été tués lors du conflit syrien en 2017 par rapport à 2016, et qu’au moins 1.500 enfants ont été tués ou gravement blessés depuis le début de cette année. 

« Des dizaines de milliers d’enfants sont devenus handicapés à cause de la guerre, des enfants paralysés, qui ont perdu des jambes, des bras », a déploré le Représentant de l’UNICEF.

Trois millions d’enfants syriens, soit dans le pays ou réfugiés à l’extérieur, sont privés d’une éducation de qualité et la plupart ne sont pas en mesure d’aller à l’école, a souligné le responsable humanitaire.

Selon le défenseur des enfants, la Ghouta orientale est « l’enfer pour les enfants » qui vivent sous les bombes tous les jours et doivent se réfugier dans des caves, sans nourriture essentielle et sans soins médicaux, car les médicaments n’arrivent pas à être livrés.

La malnutrition aiguë dans la Ghouta orientale s’est multipliée par dix au cours des six derniers mois, avec 40% des enfants qui pâtissent désormais de malnutrition sévère aiguë.

L’UNICEF exhorte les parties à mettre fin au conflit, à remettre la protection et l’intérêt des enfants au cœur des délibérations et  à donner un accès « immédiat et sans conditions » à tous les enfants afin de pouvoir leur porter assistance.

Le Fonds onusien a également appelé la communauté internationale à rester « solidaire avec les enfants syriens ».

« On espère que la communauté internationale va continuer à être généreuse, à appuyer des organisations comme l’UNICEF, afin de permettre aux enfants syriens de maintenir un peu d’espoir, d’assurer les enfants syriens que leurs rêves, leurs aspirations, pourront un jour se matérialiser » a conclu Geert Cappelaere.